Krzysztof Kieslowski
Personnalité
Nationalité : Pologne
Naissance : 27/06/1941 - Varsovie, Pologne (Varsovie, Mazovie, Pologne)
Décès : 13/03/1996 - Varsovie, Mazovie, Pologne
Identité
Genre : homme
Pseudonyme(s) :
- K. Kieslowski
Fonctions : Réalisateur, Scénariste, Dialoguiste, Auteur de l'œuvre originale, Acteur, Monteur, Auteur, Auteur secondaire
Biographie
Formation :
Krzysztof Kieslowski suit les études classiques des cinéastes polonais à l'école de cinéma de Lódz et obtient son diplôme en 1969. Entre 1967 et 1981, il réalise une quinzaine de documentaires très remarqués et souvent primés dans les festivals spécialisés.Carrière :
Cinéaste polonais majeur des années 1980-1990, Krzysztof Kieślowski s’est imposé par un cinéma entre réalisme social, méditation morale et métaphysique du hasard, consacré internationalement par Le Décalogue, La Double vie de Véronique et la trilogie Trois Couleurs.
La formation de documentariste de Krzysztof Kieslowski n'est pas étrangère à sa prédilection pour un cinéma où la fiction ne s'éloigne jamais beaucoup de la réalité quotidienne. Les films de ses débuts sont une critique cinglante de la société polonaise. Le cinéaste conquiert une réputation internationale avec Le Profane (1979), parabole brillante sur le destin d'un cinéaste amateur face au conformisme social et politique. Il faut attendre Tu ne tueras point (1987) pour que le nom de Kieslowski s'impose en Pologne et à l'étranger. Ce film et le suivant, Brève histoire d'amour (1988), sont les versions longues, pour le grand écran, de deux épisodes de la série Le Décalogue réalisée pour la télévision, d'après les dix commandements. Suite à cet impressionnant catalogue de la réalité polonaise vue au travers d'une morale clairement laïque, une seconde carrière commence alors pour le cinéaste polonais, avec des coproductions majoritairement françaises. La Double vie de Véronique (1990) est l'avènement d'un style libéré de la critique sociale, où le réel s'efface derrière la poésie. Quant à la trilogie des Trois Couleurs (Bleu, 1992 ; Blanc, 1993 ; Rouge, 1993) qui lui apporte la consécration internationale, elle confirme dans son œuvre si personnelle le glissement de la fiction vers une expérimentation esthétique et narrative. Cinéaste cérébral, Kieslowski laisse une œuvre majeure d'une grande maîtrise artistique, qui se distingue par une métaphysique du hasard et une réflexion pessimiste sur le libre arbitre.