Giuseppe De Santis
Personnalité
Réalisateur, scénariste : années 1940-1990
Nationalité : Italie
Naissance : 11/02/1917 - Italie - Fondi, province de Latina, Latium
Décès : 16/05/1997 - Italie - Rome, Latium
Identité
Genre : homme
Fonctions : Réalisateur, Assistant réalisateur, Acteur, Voix off, Collaborateur au scénario, Scénariste, Auteur de l'idée originale, Auteur de l'histoire, Auteur de l'œuvre originale, Dialoguiste, Adaptateur, Producteur, Préfacier, postfacier, Auteur
Biographie
Formation :
Après des études de droit, Giuseppe De Santis obtient un diplôme de metteur en scène au Centro sperimentale de Rome. En 1940, il devient critique pour la revue Cinéma et côtoie les pères du néoréalisme, parmi lesquels Visconti, Rossellini et De Sica. Encore journaliste, il fait ses premiers pas au cinéma comme scénariste en 1942, collaborant avec Luchino Visconti au scénario de Ossessione - Les Amants diaboliques , puis avec Roberto Rossellini à celui de Desiderio - La Proie du désir (1943). Au sortir de la guerre, il s'exerce pour la première fois à la réalisation, coordonnant un film collectif sur la Résistance et le fascisme (Giorni di gloria - Jours de gloire , 1945).Carrière :
Figure majeure du néoréalisme italien, Giuseppe De Santis a marqué le cinéma par son engagement politique et social, mêlant réalisme poétique et dénonciation des inégalités à travers des œuvres puissantes comme Riz amer ou 11 heures sonnaient.
Dès la réalisation de son premier film (Caccia tragica - Chasse tragique, 1947), drame social dénonçant le chômage et le marché noir en Italie, Giuseppe De Santis donne la mesure de ses ambitions. Théoricien du néoréalisme, il plaide pour un cinéma engagé dans la réalité physique, humaine et politique du présent. Aussi n'a-t-il de cesse de filmer les milieux populaires, paysans et ouvriers, pour dénoncer les travers de la société italienne. Son style réaliste, inspiré du cinéma soviétique révolutionnaire, s'épanouit dans Riso amaro - Riz amer (1948), drame d'amour et de lutte des classes au milieu des rizières de la plaine padane. Unique grand succès commercial de sa carrière, ce film analyse la violence comme force d'émancipation, qu'elle soit dramatique, lyrique ou érotique. Non c'e' pace tra gli ulivi - Pâques sanglantes (1949) et surtout Roma ore 11 - 11 heures sonnaient (1952), qui relate un fait divers tragique - l'effondrement d'un escalier dans un bureau de placement sous le poids de postulants à l'emploi - sont encore salués par la critique. Mais alors que le réalisateur poursuit l'analyse très personnelle de ses thèmes politiques et éthiques, celle-là lui tourne le dos. La carrière de Giuseppe De Santis est victime des soubresauts et des contradictions de la politique culturelle du Parti communiste italien, dont il est l'un des membres le plus influents. La Garçonnière (1960) et Italiani brava gente - Marcher ou mourir, tourné en Russie en 1963, ne rencontrent pas leur public. Un homme d'avenir (1971), nouvel échec commercial, sonne le glas de sa carrière.