Drissa Touré

Personnalité

Réalisateur, scénariste, producteur, interprète : 1980-2020

Nationalité :  Haute-Volta

Naissance :  24/10/1952 - Banfora, Haute-Volta, AOF

Identité

Genre : homme

Naturalisation : Burkina Faso

Fonctions : Réalisateur, Scénariste, Dialoguiste

Biographie

Formation :

Après avoir exercé différents métiers, dont chauffeur de taxi, Drissa Touré commence à écrire et se forme seul à la réalisation.

Carrière :

Drissa Touré, figure majeure du cinéma burkinabè, est reconnu pour son regard humaniste et son exploration des tensions entre tradition et modernité à travers une œuvre rare mais marquante, saluée dans les grands festivals internationaux. Son cinéma, à la fois poétique et engagé, donne voix aux oubliés et interroge les mutations profondes de l’Afrique contemporaine.
Il débute en réalisant plusieurs courts métrages documentaires Le Sort (1981), Je suis productif (1983), et tourne en 1984 Nasabule, où transparaît l'une de ses thématiques favorites : le conflit entre traditionalisme et modernisme. Pour son premier long métrage, Laada (1991), Drissa Touré choisit la fiction-documentaire pour montrer l'opposition entre culture traditionnelle et modernité. Présenté dans la section "Un autre regard" au festival de Cannes, en 1991, le film suit la vie d'un village où cérémonies initiatiques et formes nouvelles d'expression doivent désormais se côtoyer. Sa compassion pour les pauvres l'amène ensuite à écrire puis à réaliser Haramuya (1993), ce qui signifie "les rejetés" : de petites histoires sur le quotidien des habitants d'Ougadougou, nouvelle confrontation du passé et du présent. un court de fiction sur les conflits entre les méthodes modernes d'approvisionnement en eau et le respect des valeurs spirituelles. Après Haramuya, Drissa Touré marque une longue pause, avant de revenir en en 2025 avec Mousso Fariman, co-réalisé avec Stéphane Mbanga. Présenté en première mondiale à l’International Film Festival Rotterdam, ce film explore les contradictions de la société burkinabè à travers le destin de femmes confrontées aux tensions entre tradition et modernité. Le réalisateur y aborde, avec une maîtrise intacte, les thèmes de l’envoûtement, du pouvoir et de la transmission, confirmant son attachement à un cinéma ancré dans les réalités africaines. Ce retour, après trente ans d’absence, est salué comme un événement majeur, prouvant que son approche, qualifiée de « cinéma retrouvé », reste plus que jamais pertinente. Drissa Touré y réaffirme son rôle de mentor pour une nouvelle génération de cinéastes, tout en continuant à interroger, à travers ses récits, les mutations profondes de son pays.

Autres activités :

Il a créé sa propre maison de production "Lolo Films", et gère à Gaoua une salle de cinéma, le "Fara Films" et organise chaque année un mini-festival avec des débats forums.

Filmographie

Bibliographie éditoriale

  • Périodique : Cahiers du Cinéma (Les), n° 492, juin 1995
  • Périodique : Revue noire, n° 17, juin-juillet-août 1995

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