Álex de la Iglesia
Personnalité
Réalisateur, producteur, scénariste... : années 1980-2020
Nationalité : Espagne
Naissance : 04/12/1965 - Espagne - Bilbao
Identité
Genre : homme
État civil :
- Alejandro de la Iglesia Mendoza
- Alejandro de la Iglesia Mendoza
Fonctions : Réalisateur, Scénariste, Adaptateur, Producteur, Directeur artistique, Décorateur, Auteur
Biographie
Formation :
Alex de la Iglesia suit des études de philosophie à l’université de Deusto, puis publie des bandes dessinées dans divers quotidiens, revues et fanzines.
Carrière :
Cinéaste singulier et satiriste virtuose, Alex de la Iglesia s’est imposé comme le fer de lance du cinéma de genre espagnol, mélangeant avec brio fantastique, horreur et comédie noire, et signant quelques-uns des films les plus subversifs et inventifs de sa génération comme Le Jour de la bête, Mes chers voisins ou Balada triste. Multiprimé, notamment au festival de Venise et aux Goya, il est reconnu pour son univers visuel explosif et son regard acéré sur la société contemporaine.
Alex de la Iglesia est remarqué au festival du film fantastique d’Avoriaz avec son premier long métrage produit par Pedro Almodovar, Action mutante (1992). Il signe un nouveau film d’épouvante sur les thèmes du satanisme et de la télévision, Le Jour de la bête (1995), dans lequel il donne une image particulièrement inquiétante de Madrid. Il se taille depuis une réputation de petit maître du cinéma fantastique espagnol. Alex de la Iglesia s’aventure dans l’univers sombre de Perdita Durango (1996), un road movie déjanté porté par Rosie Perez et Javier Bardem, confirmant son goût pour l’extrême et les antihéros. Il poursuit en 1999 avec Muertos de risa, une satire acide sur le monde du spectacle espagnol dans laquelle il croise Santiago Segura et El Gran Wyoming, mêlant humour noir et rivalités explosives. Puis il éclate avec Mes chers voisins (2001), huis clos burlesque tourné autour de la cupidité et de la paranoïa, salué pour son inventivité et sa férocité. En 2002, il revisite la mythologie du western ibérique avec 800 Balles, ode aux cascadeurs oubliés d’Almeria, avant de revenir à la comédie noire avec Le Crime farpait (2003), où il déploie son goût du grotesque à travers une satire du commerce et de l’ambition. Fidèle à ses thématiques, il s’offre en 2007 un détour international avec Crimes à Oxford, thriller mathématique et paranoïaque avec Elijah Wood et John Hurt, puis il revient au cirque et au trauma national dans Balada triste (2010), fable désespérée où clowns, guerre civile et vengeance s’entremêlent, couronnée au festival de Venise. La verve corrosive de De la Iglesia s’incarne dans Un jour de chance (2011), portrait tragicomique d’un homme en crise, puis dans Les Sorcières de Zugarramurdi (2013), carnaval païen et féministe qui triomphe au box-office espagnol et aux Goya. Toujours inspiré par le chaos, il orchestre Mi gran noche (VOD, 2015), satire du monde du show business et de la télévision, avant de surprendre avec le huis clos oppressant de El Bar (2016), plongée dans la paranoïa urbaine au cœur d’un bar madrilène. L’année suivante, il signe Perfectos desconocidos, remake grinçant des secrets numériques dans l’intimité amicale, qui devient son plus grand succès commercial. Anticonformiste à ses débuts, Alex de la Iglesia s’est érigé en figure centrale du cinéma de genre espagnol, abordant la société à rebrousse-poil, du fantastique à la satire, tout en renouvelant insatiablement ses codes et motifs. Il poursuit depuis avec Veneciafrenia (VOD, 2021), slasher inquiétant au cœur de Venise, puis El Cuarto pasajero (2022), comédie acide sur les nouvelles formes de mobilité et d’interaction sociale.