Hiroshi Teshigahara
Personnalité
Réalisateur, producteur, scénariste, monteur... : 1950-1990
Nationalité : Japon
Naissance : 28/01/1927 - Japon - Tokyo, Tokyo, Kantō, Honshū
Décès : 14/04/2001 - Japon - Tokyo, Tokyo, Kantō, Honshū
Identité
Genre : homme
Fonctions : Réalisateur, Assistant réalisateur, Scénariste, Producteur, Auteur primaire
Biographie
Formation :
Hiroshi Teshigahara est le fils de Sofu Teshigahara, grand maître de l’école Sogetsu, la principale société d’ikebana (art floral) au Japon. Il étudie l’histoire de l’art à la faculté des arts de Tokyo entre 1950 et 1953. Il y fréquente un groupe d’inspiration surréaliste et rencontre l’écrivain Kobo Abe. Il s’initie ensuite au documentaire et tourne un court métrage avant de rejoindre le groupe de jeunes cinéastes Cinéma 57.
Carrière :
Cinéaste japonais majeur de l’après-guerre, Hiroshi Teshigahara s’est illustré par une œuvre singulière où se mêlent expérimentation formelle et réflexion sur l’identité, souvent nourrie par sa collaboration avec le romancier Kobo Abe.
Hiroshi Teshigahara débute en 1962 en adaptant un roman de Kobo Abe, Le Traquenard. Dans les années 60, il réalise la quasi-totalité de son œuvre en collaborant avec cet écrivain. En 1964, l’adaptation de La Femme des sables reçoit le prix spécial du jury au festival de Cannes. Ses deux œuvres suivantes, toujours adaptées des romans de Kobo Abe, Le Visage d’un autre (1966) et L’Homme sans carte (1968) traitent les thèmes de la perte d’identité dans le Japon contemporain. En 1971, il signe Summer soldiers, consacré sur le mode documentaire aux soldats américains de passage au Japon pendant la guerre du Viêt-Nam. Il s’écarte alors des écrans, avant de revenir en 1984 avec un documentaire sur Antonio Gaudi. En 1989, il présente Rikyu, suivi en 1992 de Goh Hime, deux films sur les arts traditionnels du thé et de la céramique. Il y met en évidence les implications éthiques et politiques mises en jeu par ces pratiques.
Autres activités :
Hiroshi Teshigahara prend la succession de son père à la tête de l’école Sogetsu. Il se consacre également à la mise en scène de théâtre, en présentant notamment Turandot (1993) pour l’opéra de Lyon.