Suzy Delair
Interprète, chanteuse : annéees 1930-1980
Nationalité : France
Naissance : 31/12/1917 - France - Paris, Seine
Décès : 15/03/2020 - France - Paris, Paris, Ile-de-France
Personnalité
Identité
Genre : femme
Pseudonyme(s) :
- Suzette Delaire
État civil :
- Suzanne Pierrette Delaire
Fonctions : Acteur, Intervenant, Auteur, Auteur primaire
Biographie
Formation :
Ses parents espèrent qu'elle deviendra une sage-femme, mais Suzy Delair veut être comédienne. Apprentie modiste à treize ans, elle n'abandonne pas ses rêves et fait des figurations dans des pièces et des films. Elle devient ensuite chanteuse de music-hall avant de devenir comédienne.Carrière :
Actrice au talent polyvalent, Suzy Delair a marqué le cinéma français par ses rôles mémorables, alliant humour et émotion, notamment dans Quai des Orfèvres (1947) ou L'Assassin habite au 21, où son interprétation de la Parigote gouailleuse est restée légendaire.
C'est grâce à Henri-Georges Clouzot que Suzy Delair parvient à se faire un nom dans le monde du cinéma. Il crée pour elle le personnage de Mila Malou, compagne gaffeuse du commissaire Wens dans Le dernier des six (1941) de Georges Lacombe. Ce rôle de Parigote délurée, rouspéteuse et gouailleuse lui va comme un gant. Le public est ravi. Clouzot, devenu réalisateur, la rappelle pour L'assassin habite au 21 (1942) et Quai des orfèvres (1947). Elle remporte un triomphe dans ce dernier film en interprétant le rôle d'une chanteuse de music-hall. Elle passe avec brio du rire aux larmes, du drame à la comédie. Suzy Delair a joué peu avant avec intelligence la grisette dans La vie de bohème (1942) de Marcel L'Herbier, et figure au côté de Louis Jouvet dans Copie conforme (1946) de Jean Dréville. Henri Jeanson lui confie un très beau rôle dans son unique film, Lady Paname (1949). L'actrice sait se montrer comme à son habitude tragique et comique, émouvante et amusante. Mais le public ne vient pas l'applaudir ; le film est un échec commercial. Après avoir beaucoup fait rire dans Souvenirs perdus (1950) de Christian-Jaque, elle retrouve des rôles à la mesure de son talent dans des œuvres comme Gervaise (1955) de René Clément, Rocco et ses frères (1960) de Luchino Visconti, ou Du mouron pour les petits oiseaux (1962) de Marcel Carné. Après ce film, les réalisateurs ne font plus appel à cette actrice au fichu caractère. On la revoit en 1973, quand Gérard Oury lui propose de jouer l'épouse de Louis de Funès dans sa comédie Les Aventures de rabbi Jacob. Elle s'illustre encore dans Oublie-moi, mandoline (1975) de Michel Wyn avant d'abandonner le grand écran. En 1982, n'ayant rien perdu de son franc-parler, elle explique ainsi les raisons de cette désaffection : " On me fait trop rarement travailler. Sans doute me fait-on payer à la fois de ne pas appartenir à des chapelles, les aventures masculines auxquelles j'ai parfois sacrifié ma carrière, et surtout, mon refus de flirter quand il aurait fallu le faire. "