Max Douy

Personnalité

Décorateur : années 1930-1980

Nationalité :  France

Naissance :  20/06/1914 - Issy-les-Moulineaux, Seine, France

Décès :  02/07/2007 - Nogent-sur-Marne, Val-de-Marne, France

Identité

Genre : homme

Pseudonyme(s) :

  • Douy

État civil :

  • Maurice Léon Douy

Fonctions : Intervenant, Décorateur, Créateur des décors, Directeur artistique, Assistant décorateur, Coopération technique, Membre du comité de rédaction, Auteur, Auteur du document photographié, Photographe, Dessinateur, Chef décorateur, Créateur de costumes, Affichiste, Auteur primaire, Auteur secondaire

Biographie

Formation :

Max Douy devient assistant décorateur au cinéma, au côté d'André Andrejew et de Lucien Aguettand, en 1932 (Mirages de Paris , de Fédor Ozep). La règle du jeu (Jean Renoir) en 1939 lui permet de s'affirmer même s'il n'est encore que le second d'Eugène Lourié.

Carrière :

Grand nom des décors du cinéma français, Max Douy s’est distingué par un travail minutieux, nourri de recherches historiques et d’une remarquable sensibilité aux univers des réalisateurs. De Claude Autant-Lara à Henri-Georges Clouzot, Luis Buñuel et Lewis Gilbert, il a façonné des décors aussi réalistes que singuliers, du réalisme poétique à la science-fiction spectaculaire.
En 1942, avec Dernier atout (Jacques Becker), Max Douy réalise son premier décor en tant que chef décorateur. La même année, avec Léon Barsacq et Alexandre Trauner, il signe le décor réaliste poétique de Lumière d'été de Jean Grémillon. Il collabore étroitement avec Claude Autant-Lara, signant tous les décors de ses films à partir du Diable au corps (1946) et participant même au découpage. Ses recherches de style et de couleurs sont très personnelles, mais il sait s'adapter à la personnalité du réalisateur avec lequel il travaille, en témoignent ses collaborations avec Henri-Georges Clouzot (Quai des Orfèvres, 1947 ; Manon, 1948), avec Julien Duvivier (L'affaire Maurizius, 1953) et avec Luis Buñuel (Cela s'appelle l'aurore, 1955). Claude Autant-Lara lui demande de réaliser l'habillage de son film Le rouge et le noir (1954) pour lequel le décor doit évoquer une réalité psychologique ou sociale et où le moindre accessoire doit contribuer à la crédibilité de l'ensemble, Max Douy n'hésite pas à se livrer à des recherches historiques minutieuses. Il réalise en 1979 les décors futuristes d'un des James Bond les plus extravagants, Moonraker, de Lewis Gilbert, et enchaîne l'année suivante avec le décor apocalyptique de Malevil de Christian de Chalonge.

Autres activités :

Max Douy exerce son art au théâtre dans des pièces de Marcel Achard, d'Albert Camus et de Jean-Paul Sartre, et il réalise quelques décors pour la télévision.

Filmographie

Courts métrages

Coopération technique

Décorateur

Directeur artistique

Longs métrages

Assistant décorateur

Créateur des décors

Décorateur

Directeur artistique

Intervenant

Récompenses et nominations

  • 1981 - Meilleurs décors - César du Cinéma Français - Malevil de Christian de Chalonge, 1980
  • 1979 - Meilleurs décors - Festival International du Film (Cannes) - Occupe-toi d'Amélie, Claude Autant-Lara, 1949

Collections liées