Marion Davies
Personnalité
Interprète, productrice : années 1910-1930
Nationalité : Etats-Unis
Naissance : 03/01/1897 - Etats-Unis - Brooklyn, New York, New York
Décès : 22/09/1961 - Etats-Unis - Hollywood, Los Angeles, Californie
Identité
Genre : femme
État civil :
- Marion Cecilia Douras
Fonctions : Acteur, Producteur, Auteur
Biographie
Carrière :
Née à Brooklyn le 3 janvier 1897, Marion Cecilia Douras, qui prendra le nom de Marion Davies, traverse le premier âge d’or d’Hollywood comme une figure emblématique du cinéma muet. Issue d’une famille modeste d’origine irlandaise, elle grandit dans un foyer animé où le goût de la scène, transmis par ses sœurs aînées, s’impose peu à peu comme une évidence. Éduquée dans un couvent, elle ne tarde pourtant pas à quitter le cadre strict de cette formation pour rejoindre le tumulte des théâtres new‑yorkais.
Très jeune, elle foule les planches de Broadway comme danseuse et choriste, notamment au sein des Ziegfeld Follies, avant que le cinéma ne s’ouvre à elle dès 1917. Sa destinée bascule lorsqu’elle croise le chemin du magnat de la presse William Randolph Hearst, dont le soutien financier et médiatique propulse sa carrière à une échelle sans précédent. Sous l’égide de la Cosmopolitan Pictures, Marion Davies devient, au milieu des années 1920, l’une des actrices les plus populaires d’Hollywood, enchaînant les succès et s’imposant comme la star féminine numéro un du box‑office grâce à des films tels que When Knighthood Was in Flower ou Little Old New York.
Derrière l’image façonnée par les studios et la presse, se révèle pourtant une comédienne au sens aigu du burlesque, longtemps éclipsé par des rôles dramatiques imposés mais aujourd’hui pleinement réhabilité. Avec l’arrivée de la Grande Dépression, sa carrière décline et Marion Davies quitte définitivement les écrans en 1937. Elle consacre alors les dernières années de sa vie à des œuvres philanthropiques et demeure aux côtés de Hearst jusqu’à la mort de celui‑ci, en 1951. Elle s’éteint à Hollywood le 22 septembre 1961, laissant l’image d’une artiste dont le talent, jadis dissimulé derrière les fastes et les scandales, continue d’éclairer l’histoire du cinéma américain.