Marlene Dietrich
Interprète, chanteuse : années 1920-1970
Nationalité : Allemagne
Naissance : 27/12/1901 - Allemagne - Schöneberg, Prusse, Empire allemand
Décès : 06/05/1992 - France - Paris, Paris, Ile-de-France
Personnalité
Identité
Genre : femme
Naturalisation : Etats-Unis
État civil :
- Maria Magdalena Dietrich
Fonctions : Acteur, Interprète des chansons préexistantes, Interprète des chansons originales, Auteur, Auteur primaire
Biographie
Formation :
Marlene Dietrich naît dans une famille de tradition militaire. Elevée par sa mère après le décès de son père alors qu'elle n'est âgée que de deux ans, elle s'oriente vers une carrière artistique. Elle suit d'abord les cours de l'Ecole supérieure de musique de Berlin puis ceux de l'école dramatique dirigée par Max Reinhardt.Carrière :
Icône absolue du cinéma du XXe siècle, Marlene Dietrich s’est imposée comme l’une des grandes figures du glamour hollywoodien, mêlant sensualité, élégance et ambiguïté. Révélée par L’ange bleu et magnifiée par Josef von Sternberg, elle a marqué durablement l’écran dans des rôles de femme fatale et d’héroïne indépendante.
Singulière carrière que celle de cette comédienne mondialement connue et qui faillit ne jamais l'être. Les débuts de Marlene Dietrich au cinéma passent en effet inaperçus. Ce n'est pourtant pas faute de se produire : pendant la période du cinéma muet, elle tourne une quinzaine de films dans lesquels elle occupe le plus souvent les premiers rôles. Mais ni Georg Wilhelm Pabst (La rue sans joie, 1925) ni Maurice Tourneur (Le navire des hommes perdus, 1929) ne la convainquent de faire carrière au grand écran. En 1929, davantage attirée par les cabarets et les salles de théâtre, Marlene Dietrich s'apprête à prendre congé du public des salles obscures. C'est sans compter sur la perspicacité du cinéaste Josef Von Sternberg, en quête de l'héroïne de son prochain film, L'ange bleu (1930). L'actrice accepte le rôle : elle éblouit Hollywood qui en fait une star. La même année, le réalisateur lui permet d'affiner son image et sa silhouette grassouillette dans Cœurs brûlés, au côté du jeune Gary Cooper. Le public américain lui fait un triomphe, et l'Europe la découvre. Dans deux des plus beaux films qu'elle interprète pour Von Sternberg (Shangaï express, 1932, et L'impératrice rouge, 1934), elle s'affirme comme la grande rivale de Greta Garbo. Elle fait merveille dans des rôles d'aventurière ou d'agent secret en apportant le tribu d'une sensualité qui fait chavirer les cœurs. Lorsque cesse sa collaboration avec Von Sternberg, Marlene Dietrich continue de briller même si une partie de la population américaine, fervente partisane du New Deal, lui reproche son désintérêt pour la vie politique et ses films neutres. Elle choisit alors d'aiguiser les traits de sa personnalité en optant pour des rôles plus ambigus. Les succès sont au rendez-vous avec Femme ou démon (1939) de George Marshall, 1939), La maison des sept péchés (1940) de Tony Garett, L'entraîneuse fatale (1941) de Raoul Walsh. Quand d'autres actrices souffrent des artifices de leur seule beauté, Marlene Dietrich déchaîne les foules avec un glamour insolent et neuf. Elle manie la langue avec une sensualité pleine de sous-entendus. Les plus grands réalisateurs ne s'y trompent pas en continuant de faire appel à elle après la Seconde Guerre mondiale. Elle trouve ses rôles les plus aboutis avec Billy Wilder et La scandaleuse de Berlin (1948) où elle joint l'esprit à la beauté ; avec Alfred Hitchcock et Le grand alibi (1950) où elle feint la perfidie ; avec Fritz Lang et L'ange des maudits (1952) en insondable femme fatale. A partir de 1953, Marlene Dietrich fait un retour au cabaret de son enfance et se fait rare au cinéma. Elle conforte son image de diva avec plus de distance, conservant un sourire ravageur et un charme défiant le monde et le temps.