André Berley

Personnalité

Interprète : années 1920-1930

Nationalité :  France

Naissance :  13/01/1890 - Paris, Seine, France (Paris, Île-de-France, France)

Décès :  27/11/1936 - Paris, Seine, France (Paris, Île-de-France, France)

Identité

État civil :

  • André Edmond Obrecht
  • André Edmond Obrecht

Fonctions : Acteur, Auteur, Auteur primaire

Biographie

Formation :

Homme de théâtre, André Berley interprète des rôles variés du classique au music-hall. A Paris, il se produit sur les scènes du Moulin-Rouge en compagnie des Hoffmann's girls, assiste aux débuts de Françoise Rosay aux Fantaisies parisiennes, connaît ses premiers succès au théâtre de l'Odéon et joue Molière et Racine aux matinées classiques organisées par René Rocher au théâtre Antoine. Il monte de nombreuses pièces, notamment L'Age de raison de Paul Vialar en 1924 (Théâtre Edouard VII), Le Marchand de gloire de Marcel Pagnol en 1925 (Théâtre de la Madeleine).

Carrière :

Après deux essais dans des rôles muets (Le Procès de Jeanne d'Arc , Carl Theodor Dreyer, 1927 ; Hara-Kiri , Marie-Louise Iribe et Henri Debain, 1928), André Berley ne montre que tardivement un intérêt pour le cinéma. Hollywood et la révolution du parlant en sont les déclencheurs. Engagé par la M.G.M., Berley se joint aux "Français de la Metro" (André Luguet, Tania Fédor, Charles Boyer, Françoise Rosay...) et tourne dans la version française de His glorious night (Lionel Barrymore, 1929) : Si l'Empereur savait ça ! (Jacques Feyder, 1930). En onze mois passés en Californie, il joue dans sept coproductions franco-américaines dont Big house (1930) de Paul Fejos & George W. Hill; Le Spectre vert (id.) de Jacques Feyder; Quand on est belle (1931) de Arthur Robison; Buster se marie (id.) de Claude Autant-Lara. De retour en France, il tourne dans une réalisation signée René Guissart : Tu seras duchesse (id.) avec Fernand Gravey. Dans la revue Pour vous , André Berley revendique sa récente passion pour le 7ème art, ce " condensé de sincérité (...) qui nécessite de la part de l'acteur une grande force de volonté pour extérioriser ses sentiments devant une rangée de projecteurs et un micro pour tout public " (10/09/1931). L'aventure américaine le conduit à jouer dans les versions françaises de films allemands (Le Petit écart de Reinhold Schünzel et Henri Chomette, 1931 ; Turandot, princesse de Chine de Gerhard Lamprecht, 1934 ; L'Amour en cage de Jean de Limur et Carl Lamac, id.) et britannique (Juanita de Pierre Caron en 1935). L'Amérique le rappelle pour Jenny Lind (Arthur Robison, 1932) ; La Veuve joyeuse (Ernst Lubitsch, 1934), Caravane (Erik Charell, id.), retrouve Maurice Chevalier, cinq ans après Le Petit café (Ludwig Berger), dans Folies-Bergère (Marcel Achard, 1935). Grand, gros, charmant et subtil, André Berley se distingue par l'éclectisme de ses interprétations. Simple victime dans Le Spectre vert , champion de l'ordre dans Si l'empereur savait ça ! , il est un cuisinier à la fois honnête et ridicule dans Le Petit café (id.), incarne le criminel "Butch la mitraille" dans Big house , le monarque épicurien "énorme et magnifique" (Pour vous , 21/12/1933) des Aventures du roi Pausole (Alexis Granowsky, 1933), un escroc dans Rigolboche (Christian-Jaque, 1935), une brute sympathique dans Toi c'est moi (René Guissart, 1935) et Les Mutinés de l'Elseneur (Pierre Chenal et Christian Matras, id.). A l'exception de sa période muette, Berley tourne en moyenne dans cinq à six productions par an entre 1930 et 1934, puis le rythme des tournages s'intensifie au cours de l'année 1935 avec seize films. Epuisé, André Berley s'éteint lors du tournage de La Maison d'en face (1936) de Christian-Jacque.

Autres activités :

Parallèlement au cinéma, André Berley poursuit une carrière sur les planches par des tours de chant.

Bibliographie éditoriale

  • Ouvrage : France / Hollywood : échanges cinématographiques et identités nationales / coordonné par Martin Barnier et Raphaëlle Moine. - Paris ; Budapest ; Torino : L'Harmattan, 2002
  • Périodique : Cahiers de la Cinémathèque (Les), n°23-24, noël 1977. Jean-Pierre Bleys, "Index des acteurs : André Berley".
  • Périodique : Cin??monde, n° 335, 21 mars 1935
  • Périodique : Ciné-Miroir, n° 318, 8 mai 1931. "Retour d'Amérique : Hollywood ne m'a pas fait maigrir déclare André Berley"
  • Périodique : Cinémonde, n° 233, 6 avril 1933
  • Périodique : Pour vous, n° 080, 29 mai 1930. Raymond Lange, "Avec trois Français en route pour Hollywood".
  • Périodique : Pour vous, n° 147, 10 septembre 1931. Aline Bourgoin, "Et voilà comment je devins acteur... dit André Berley".
  • Périodique : Pour vous, n° 187, 16 juin 1932. Janie-Odette Bardou, "Damia et André Berley ont vendu des faux-cols...".
  • Périodique : Pour vous, n° 266, 21 décembre 1933. André Willemin, "Où est le royaume enchanté de Tryphème... ? regrette André Berley".
  • Périodique : Pour vous, n° 343, 13 juin 1935. "André Berley"
  • Périodique : Pour vous, n° 348, 18 juillet 1935. Alexandra Pecker, "André Berley règne pour la troisième fois".
  • Périodique : Pour vous, n° 413, 15 octobre 1936. Doringe, "Dix minutes avec André Berley".
  • Périodique : Pour vous, n° 420, 3 décembre 1936. Roger Régent, "André Berley n'est plus".