James Caan

Personnalité

Interprète, réalisateur, cascadeur : années 1960-2020

Nationalité :  Etats-Unis

Naissance :  26/03/1940 - Etats-Unis - New York, New York, États-Unis

Décès :  06/07/2022 - Etats-Unis - Los Angeles, Californie, États-Unis

Identité

Genre : homme

État civil :

  • James Edmund Caan

Fonctions : Réalisateur, Acteur, Annotateur

Biographie

Formation :

Désirant devenir acteur, le jeune James Caan poursuit normalement des études supérieures juridiques et économiques. Sa licence en poche, il entre en 1961 dans une troupe de théâtre itinérante avant de débuter, l'année suivante, à Broadway dans Mandingo et Blood, sweat and Stanley Poll . On le voit également dans des séries populaires à la télévision comme Les Incorruptibles ou Route 66 . Repéré par la Paramount, il est engagé en 1963.

Carrière :

Figure majeure du cinéma américain, James Caan s’est imposé par une présence physique intense et une grande aptitude à incarner les hommes de pouvoir, les marginaux et les personnages en crise. Révélé par Le Parrain, qui lui vaut une nomination à l’Oscar, il mène ensuite une carrière éclectique, entre films noirs, œuvres d’auteur, cinéma d’action et comédies.
James Caan débute au cinéma avec des rôles modestes dans Irma la douce de Billy Wilder puis dans le thriller de Walter Grauman, Lady in a cage. Poursuivant son apprentissage, il tourne avec Howard Hawks dans Ligne rouge 7000 (1965) et El Dorado (1967). Remarqué par Francis Ford Coppola, James Caan se voit offrir un rôle de composition dans Les Gens de la pluie en 1969. Son interprétation d'un ancien joueur de football perdant la raison lui permet de faire valoir ses qualités d'acteur. James Caan et F.F. Coppola entretiennent depuis une relation privilégiée. Ce dernier lui offre, trois ans plus tard le rôle de Sonny Corleone dans Le Parrain. Avec ce film, dont l'interprétation lui vaut une citation aux Oscars, James Caan acquiert le statut de vedette. L'acteur, représentatif du jeune américain moderne, athlétique et " belle gueule ", choisit ses films avec une rare attention. Le plus souvent, on le voit dans des films d'action dont il réalise lui-même les cascades : Rollerball (1975), The Killer Elite (id.) ou Le Souffle de la Tempête (1978) ou encore Un pont trop loin (1977). Mais James Caan s'est aussi illustré dans des films dramatiques comme Un autre homme, une autre chance (1977) de Claude Lelouch, qui le met de nouveau en scène dans Les Uns et les autres (1982) ou encore Le Solitaire (1981) de Michael Mann. Retour avec F.F. Coppola en 1987 pour Jardins de pierre, une réflexion sur la guerre du Viêt-Nam et ses conséquences, avant de jouer l'écrivain séquestré et torturé par Annie Wilkes dans Misery (1990) de Rob Reiner, d'après l'angoissant roman de Stephen King. Avec l'âge, l'acteur confirme ses talents de composition. James Caan en a fini avec les rôles légers comme il le prouve dans son rôle de père meurtrier dans Flesh and Bone (1993) de Steve Kloves. Il s’illustre ensuite dans Grand Nord (1995), western enneigé où il incarne un aventurier solitaire, puis dans Bottle Rocket (1996), premier long métrage de Wes Anderson, qui lui permet de composer un personnage de truand vieillissant avec une pointe d’ironie. Il retrouve le cinéma d’action avec L’Effaceur, face à Arnold Schwarzenegger, avant de jouer un policier dans Bullettproof (1996). Après This Is My Father (1998) et Mickey les yeux bleus (id.), il revient au film noir avec The Yards (1999) de James Gray, portrait crépusculaire d’un milieu corrompu où son autorité naturelle se teinte d’une inquiétante ambiguïté. Il apparaît ensuite dans le thriller Way of the Gun (id.) et City of Ghosts (2001), réalisé par Matt Dillon. La même année, il prête sa présence massive à Elfe (2002) de Jon Favreau, dans lequel il incarne le père dépassé d’un adulte persuadé d’être un lutin. Les années suivantes le voient multiplier les emplois de caractère : parrain de la mafia dans Dogville (id.) de Lars von Trier, puis président des États-Unis dans Max la Menace (2007). Il prête également sa voix au père de l’inventeur dans le film d’animation Tempête de boulettes géantes (2008), rôle qu’il reprend dans la suite L’Île des Miam-nimaux (2013). Toujours fidèle au cinéma de genre, James Caan tourne ensuite dans Detachment (2010) de Tony Kaye et Crazy Dad (2011), avant de retrouver Guillaume Canet pour Blood Ties (2012), adaptation américaine des Liens du sang. Après quelques rôles pour des films restés inédits en salle, James Caan revient à un registre plus dramatique avec Holy Lands (2017) d’Amanda Sthers, adaptation du roman de la réalisatrice dans laquelle il interprète un homme vieillissant confronté à ses choix et à ses blessures. Après Queen Bees (inédit, 2021), comédie où il incarne un résident attachant d’une communauté de retraités, James Caan tourne son dernier rôle pour le cinéma dans Fast Charlie (VOD, 2023) de Phillip Noyce. Il y interprète Stan Mullen, parrain de la mafia vieillissant et mentor d’un tueur à gages joué par Pierce Brosnan. Présent à l’écran avec une sobriété familière, l’acteur achève ainsi une filmographie de plus de six décennies en retrouvant l’univers criminel qui avait souvent accompagné sa carrière, mais en lui donnant cette fois les traits d’un homme diminué par le temps.

Autres activités :

James Caan s'est essayé à la réalisation en 1980 avec Hide in plain sight . Il fait également des apparitions dans des séries télévisées : Les Incorruptibles , Wagon Train , The FBI , Unzipped .

Filmographie

Bibliographie éditoriale

  • Périodique : Ciné-Revue, vol. 63, n° 12, 24 mars 1983
  • Périodique : Ciné-Revue, vol. 66, n° 13, 27 mars 1986
  • Périodique : Films and Filming, vol. 25, n° 10, juillet 1979
  • Périodique : Interview, vol. 4, n° 1, janvier 1974
  • Périodique : Premiere (Etats-Unis), vol. 5, n° 4, décembre 1991