Dirk Bogarde
Interprète : années 1930-1990
Nationalité : Royaume-Uni
Naissance : 28/03/1921 - Royaume-Uni - Londres, Angleterre
Décès : 08/05/1999 - Royaume-Uni - Londres, Grand Londres, Angleterre
Personnalité
Identité
Genre : homme
État civil :
- Derek Van den Bogaerde
- Derek Jules Gaspard Niven Van den Bogaerde
Fonctions : Acteur, Auteur, Préfacier, postfacier, Auteur primaire
Biographie
Formation :
Dirk Bogarde, issu par sa mère d'une dynastie d'acteurs, fait très tôt l'apprentissage de l'art dramatique. A dix-sept ans, il obtient son premier rôle important sur scène. Après la guerre, à laquelle il participe en Birmanie et à Java, il peine à reprendre sa carrière théâtrale et l'interrompt quand Arthur Rank lui fait une proposition.Carrière :
Acteur britannique majeur du cinéma d’auteur européen, Dirk Bogarde a progressivement délaissé les rôles de jeune premier pour s’imposer dans des personnages complexes, ambigus et souvent troublants. De Joseph Losey à Luchino Visconti, il a marqué les grands cinémas européens par l’intensité et la subtilité de ses compositions.
Grâce à son élégance et à son physique agréable, Dirk Bogarde commence une carrière de jeune premier dans le cinéma britannique et devient très vite une star grâce à des films mineurs comme Rapt (1952) de Charles Crichton ou Toubib or not toubib (1954) de Ralph Thomas. Il tourne ses premiers films ambitieux avec Joseph Losey (La bête s'éveille, 1954) et Anthony Asquith (Doctor's dilemma, 1959). C'est avec Joseph Losey qu'il trouve son personnage le plus remarquable : dans The servant (1963), il interprète un valet inquiétant qui se joue de son maître. Il se consacre désormais au cinéma d'auteur et donne toute la mesure de son prodigieux talent dans des rôles de composition dont l'ambiguïté semble être le trait principal. Il retrouve l'univers de Losey et du scénariste Harold Pinter avec Pour l'exemple (1964) et surtout Accident (1967), où il traduit toute la complexité de son personnage avec une rare économie de mots et d'expressions. Il met encore sa passivité troublante au service de Chaque soir à neuf heures (1967) de Jack Clayton avant d'atteindre un nouveau sommet de sa carrière en rencontrant Luchino Visconti. Il tourne deux films sous sa direction, Les damnés (1969) et Mort à Venise (1971). Il se retire peu à peu des écrans, mais c'est grâce à lui que Portier de nuit (1974) de Liliana Cavani prend une réelle dimension, et ce rôle d'ancien tortionnaire nazi semble s'inscrire dans la filiation de The servant. Deux films dominent la fin de sa filmographie : Providence (1977) d'Alain Resnais, servi notamment par sa voix musicale, et Despair (1978) de Werner Rainer Fassbinder, dans lequel il offre encore une composition équivoque. On le retrouve une dernière fois en 1990 dans Daddy Nostalgie de Bertrand Tavernier, aux côtés de Jane Birkin.