Yvonne De Carlo
Personnalité
Interprète : années 1940-1990
Nationalité : Canada
Naissance : 01/09/1922 - Canada - Vancouver, Colombie-Britannique
Décès : 08/01/2007 - Etats-Unis - Woodland Hills, Los Angeles, Californie
Identité
Genre : femme
Naturalisation : Etats-Unis
Pseudonyme(s) :
- Yvonne DeCarlo
État civil :
- Margaret Yvonne Middleton
Fonctions : Acteur, Parolier des chansons originales, Intervenant, Auteur
Biographie
Formation :
Yvonne De Carlo débute au music-hall et s'y rend célèbre en créant ses propres pas de danse.Carrière :
Icône du cinéma classique hollywoodien, Yvonne De Carlo reste avant tout célèbre pour son rôle de Séphora dans Les Dix Commandements et pour avoir incarné Lily Munster, matriarche vampirique d’une série culte, tout en menant une carrière riche de drames, westerns et films de genre.
Brune sensuelle révélée dans des films d'aventures orientales (Sheherazade, Walter Reich, 1947 ; La Belle esclave, Charles Lamont, 1947), Yvonne De Carlo a bien du mal à sortir du stéréotype de la femme fatale. Cependant, l'actrice arrive peu à peu à se départir de cette image et à démontrer un véritable talent dans des créations comiques Capitaine Paradis (Anthony Kimmins, 1953) et dramatiques La Belle espionne (Raoul Walsh, 1953). Aperçue dans des films d'époque comme Les Dix commandements (Cecil B. DeMille, 1956), où elle incarne Sephora, la femme de Moïse, et Flame of the Islands (Edward Ludwig, 1956), l'actrice décroche le plus beau rôle de sa vie dans L'Esclave libre (Raoul Walsh, 1957). Dans ce drame psychologique où elle donne la réplique à Clark Gable, elle incarne Amanda Starr, la fille d'un planteur du Kentucky qui découvre à la mort de son père que sa mère était une esclave noire. Yvonne De Carlo enchaîne ensuite avec L’Épée et la Croix (Carlo Ludovico Bragaglia, 1958), où elle incarne Marie-Madeleine dans une superproduction italienne à la fresque biblique. L’année suivante, elle campe Natalie Dufort dans Timbuktu (Jacques Tourneur, 1959), aventure exotique aux accents de mélodrame colonial. Au début des années 1960, elle s’illustre dans le western Le Grand McLintock (Andrew V. McLaglen, 1962), aux côtés de John Wayne, puis dans le thriller Condamné à être pendu (William F. Claxton, 1963), confirmant son aisance dans les registres virils et tendus. Les années suivantes la voient basculer vers des productions plus populaires et parfois cultes. Elle prête ainsi ses traits à Lily Munster dans Munster, Go Home (Earl Bellamy, 1966), comédie horrifique qui prolonge l’univers de la série éponyme, puis apparaît dans La Guerre des cerveaux (Byron Haskin, 1967), science-fiction paranoïaque, et Les Rebelles de l’Arizona (Lesley Selander, id.), western de série B. En 1970, elle tourne dans Opération traquenard (Tay Garnett, 1969), aventures tropicales, avant de rejoindre l’univers provocateur de Russ Meyer avec The Seven Minutes (1970), drame judiciaire audacieux. Dans les années 1970 et 1980, Yvonne De Carlo se spécialise dans des films de genre à petit budget, souvent teintés d’humour noir ou d’érotisme fantaisiste, les comédies musicales et la télévision. Elle brille en grande prêtresse dans Satan’s Cheerleaders (Greydon Clark, 1977), comédie horrifique déjantée, puis enchaîne avec Nocturna (Harry Hurwitz, 1979), conte vampirique onirique, et Le Silence qui tue (Denny Harris, 1979), thriller psychologique. Elle retrouve le registre de la comédie grinçante dans Vultures (Paul Leder, 1983), avant d’offrir une composition mémorable de matriarche inquiétante dans American Gothic (John Hough, 1988), où elle donne la réplique à Rod Steiger. Son ultime apparition marquante au cinéma intervient dans Oscar (John Landis, 1990), comédie de gangsters avec Sylvester Stallone, où elle campe avec brio tante Rosa, figure matriarcale au verbe haut. Elle clôture sa carrière par un caméo dans le téléfilm Here Come the Munsters (Robert Ginty, 1995), retrouvant l’univers qui l’avait rendue iconique auprès d’une nouvelle génération.