Roman Cieslewicz
Personnalité
Graphiste, affichiste... : années 1950-1980
Nationalité : Pologne
Naissance : 13/01/1930 - Pologne - Lwów
Décès : 21/01/1996 - France - Antony, Hauts-de-Seine
Identité
Genre : homme
Naturalisation : France
Métier : Affichiste
Fonctions : Affichiste, Maquettiste
Biographie
Formation :
En 1948, il entre à l'École nationale des beaux-arts puis à la Faculté de l'affiche, d'où il sort en 1955. Son œuvre est fortement influencée par les cours de Georges Karolak, ainsi que par le groupe constructiviste BLOK, créé en 1924.
Carrière :
Roman Cieslewicz débute sa carrière d'affichiste pour le cinéma en Pologne, mais son travail le plus connu reste les affiches qu'il signe, en France, pour les films de Raymond Depardon.Il travaille jusqu'en 1959 au sein de la Société polonaise de distribution de film, pour la Centrale de distribution de film (CWF), ainsi que comme graphiste dans une agence de propagande d'État, la WAG (Wydawnictwo Artyczno Graficczne), pour laquelle il produit des affiches, qu'il renie pour la plupart par la suite. Arrivé en septembre 1963 à Paris, il s'impose grâce à un style à la fois inventif, novateur et révolutionnaire. Il connaît en France un succès rapide, tant sur le marché culturel que politique. C'est la période du noir et blanc, des photomontages, des photocollages répétitifs et des sérigraphies. Roman Cieslewicz s'installe en indépendant et réalise les affiches des films Les Jeux de l'amour , de Philippe de Broca, et Vertigo , d'Alfred Hitchcock en 1959. Influencé par le constructivisme, il privilégie souvent les signes abstraits plutôt qu'une reproduction réaliste. Naturalisé français en 1971, il connaît dans les années 1970 et 1980 un succès grandissant. Il épure peu à peu son style, adopte parfois des images violentes, tant par leurs couleurs que par les formes ou la typographie. Pour le cinéma, il crée notamment les affiches des films L'Attentat d'Yves Boisset (1972) et Les Demoiselles de Wilko d'Andrzej Wajda (1978). Il réalise les affiches des films de Raymond Depardon : Reporters , Urgences , Délits flagrants , Faits divers , Numéros zéro et San Clemente , ainsi que l'affiche d'une rétrospective du réalisateur en 1993. Son travail, fondé sur la simplicité, la clarté, l'utilisation des signes synthétiques et des métaphores poétiques, passe par de nombreux moyens d'expression, tels que le collage, le photomontage, la typographie, la photographie, et embrasse de multiples domaines d'expression autres que l'affiche (édition, publicité, cinéma, musique, cirque et autres spectacles vivants). Il remporte le prix spécial pour l'Affiche de cinéma à Cannes, en 1973.
Autres activités :
Directeur artistique du magazine Elle jusqu'en 1969.De 1970 à 1972, il est directeur artistique de l'agence de publicité Mafia, pour laquelle il met en place de nombreuses campagnes publicitaires.
De 1973 à 1975, il dirige l'Atelier des formes visuelles de l'École nationale supérieure des arts graphiques.
En 1976, il participe à l'élaboration de Kamikaze I et Kamikaze II , les deux premiers numéros de la revue du groupe Panique, auquel il appartient alors.
Responsable d'affiches et de catalogues pour le Centre Georges-Pompidou.
Dans les années 1980, il est professeur à l'École supérieure d'arts graphiques Penninghen (ESAG), à Paris.
Les travaux de Roman Cieslewicz ont été exposés en 2001 au Musée de Grenoble (donation faite par sa femme). Il fut également souvent exposé par la galerie Agnès B., à Paris.
Il remporte de multiples prix, dont le grand prix national d'Art graphique, en 1990.