Moustapha Alassane
Personnalité
Réalisateur : années 1960-2010
Nationalité : Niger
Naissance : 01/01/1942 - N'Dougou, Niger, AOF
Décès : 18/03/2015
Identité
Genre : homme
Pseudonyme(s) :
- Mustapha Alassane
Fonctions : Réalisateur, Acteur, Scénariste, Producteur, Directeur de la photographie/Chef opérateur, Cadreur/Opérateur, Monteur, Animateur, Ingénieur du son, Auteur primaire
Biographie
Formation :
Simple mécanicien, Moustapha Alassane devient animateur de contes oraux à l'aide de carton découpé et d'une lanterne et entreprend sans succès des activités de mini distribution cinématographique. Il apprend la technique cinématographique à l'Institut de Recherche en Sciences Humaines (IRSH) à Niamey au Niger dont Jean Rouch était le Directeur Scientifique, puis il part au Canada et s'initie à l'animation auprès de Norman McLaren.Carrière :
Pionnier du cinéma africain, Moustapha Alassane a ouvert au Niger des voies encore neuves, en faisant dialoguer le conte, la satire sociale, l’animation et le western. Réalisateur inventif et fondateur, il est surtout connu pour Aouré, La Bague du roi Koda, La Mort de Gandji et Le Retour d’un aventurier.
Réalisateur des premiers films du Niger indépendant en 1962, Aouré, qui décrit la préparation du mariage d'un couple djerma, et La Bague du roi Koda, légende africaine racontant comment un souverain mit à l'épreuve la fidélité de l'épouse d'un pauvre pêcheur nigérien, Moustapha Alassane est considéré comme un des pionniers du cinéma africain. En 1965, après avoir travaillé un an à l'Office national du film canadien, le cinéaste réalise le premier film d'animation africain, La Mort de Gandji, selon la tradition orale des conteurs de son pays. En 1966, il crée également le premier western africain, le Retour d'un aventurier, dans lequel un jeune homme sème la panique dans son village natal en y apportant des costumes de cow-boys. Il tourne son premier long métrage en 1972, FVVA, initiales de femme, villa, voiture, argent où il dénonce l'arrivisme et la soif du pouvoir des nouveaux riches de l'Afrique post indépendance. Ce film traduit également le décalage existant entre les familles traditionnelles et modernes. Son film de 1973, Shaki, montre le mélange syncrétique des coutumes et croyances traditionnelles avec celles de l'islam et du protestantisme. En 1977, Alassane achève un film d'animation, Samba le Grand, dont le héros doit surmonter une série d'épreuves afin de gagner la main d'une princesse. En 1985, il réalise un nouveau dessin animé, Kokoa, où des léopards luttent contre des caméléons.