Constantin Belinsky

Personnalité

Affichiste, peintre, sculpteur : années 1930-1960

Nationalité :  Empire russe

Naissance :  28/02/1904 - Empire russe - Bratslav

Décès :  17/04/1999 - France - Paris, Paris

Identité

Genre : homme

Naturalisation : France

Pseudonyme(s) :

  • C. Belinsky
  • C. Belin

Métier : Affichiste

Fonctions : Affichiste

Biographie

Formation :

Issu d'une famille tournée vers les arts (son frère est pianiste), il suit les cours de l'École des beaux-arts de Kichniev, où il étudie la peinture et la sculpture.

Carrière :

Influencé par la sculpture et adepte des couleurs vives de la lithographie, Constantin Belinsky est l'un des affichistes de cinéma les plus prolifiques des années 1950.
Il arrive à Paris en 1925 et réalise ses premières affiches pour le distributeur Gray Film à partir de 1930, telle que Le Jugement de minuit d'Alexandre Esway et André Charlot (1932, 240 x 320 cm). Sa passion pour la sculpture se retrouve dans ses compositions, notamment ces visages taillés qui semblent comme travaillés au biseau. Ainsi, l'une de ses affiches les plus emblématiques reste Le Ciel est à vous (Jean Grémillon, 1943) : Madeleine Renaud et Charles Vanel y apparaissent comme façonnés sous un faisceau de lumière. Comme son ami affichiste Boris Grinsson, Belinsky travaille peu pendant la Seconde Guerre mondiale. À partir de 1945, il adhère au syndicat des affichistes, et jusqu'en 1960, des sociétés américaines - Fox, Universal et Columbia - le sollicitent. Il signe alors notamment les affiches de Laura (Otto Preminger, 1944), Tant qu'il y aura des hommes/ From Here to Eternity (Fred Zinnemann, 1953), La Soif du mal/Touch of Evil (Orson Welles, 1958). Au cours de ces années-là, il se spécialise dans le genre fantastique (L'Étrange créature du lac noir de Jack Arnold, en 1954), veine qui va déterminer la seconde partie de sa carrière. Après la rencontre avec M. Tzimbasis, directeur des Films Marbeuf, Belinsky devient essentiellement un affichiste de films de genre : péplums, films de guerre, films noirs, films de cape et d'épée, films de monstres japonais... Pour les films de karaté, qu'il illustre au cours des années 1970, il a recours au photomontage, technique qui est la sienne depuis plusieurs années, bien éloignée des maquettes peintes à la gouache. La Cinémathèque française a la chance de conserver quelques exemples de ce travail.

Autres activités :

Il obtient deux prix pour des nus féminins sculptés, réalisés pendant la guerre et exposés en 1946 au Grand Palais, à Paris. Il réalise aussi de nombreuses toiles à l'huile.

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