Jean Jacquelin

Personnalité

Affichiste, peintre... : années 1920-1970

Nationalité :  France

Naissance :  26/05/1905 - France - Paris, Seine

Décès :  26/05/1989 - France - Champrond, Sarthe

Identité

Genre : homme

Métier : Affichiste

Fonctions : Illustrateur, Auteur, Affichiste, Dessinateur, Créateur

Biographie

Formation :

En 1920, Jean Jacquelin entre à l'École nationale supérieure des arts appliqués et des métiers d'art (à l'époque école Germain-Plon). Son premier emploi, chez Balagny-Loichemolle, une marbrerie d'art, consiste à refaire de nombreuses plaques commémoratives d'immeubles parisiens. Dans les années 1930, il réalise de nombreuses campagnes de presse, notamment pour les marques de voitures Hotchkiss, Peugeot ou Simca. Il signe une affiche pour la marque Delage en 1939.

Carrière :

De 1942 à 1957, Jean Jacquelin marque de son empreinte l'histoire de l'affiche du cinéma en France en réalisant une quarantaine d'oeuvres. C'est André Paulvé, créateur de la société de distribution Discina, qui le fait débuter dans ce domaine. En signant, au sortir de la guerre, l'une des deux affiches 160 x 120 cm (l'autre est de Jean-Denis Malclès) pour La Belle et la bête (Jean Cocteau, 1945), Jacquelin va mettre en place le système graphique qui le caractérise. En juxtaposant les aplats de couleur (technique que Jean-Adrien Mercier a largement diffusée dans les années 1930), il impose un univers dynamique et acidulé dont il ne se départira pas. Proche en cela des papiers découpés que Matisse utilise au cours des années 1950, Jacquelin donne à l'art de l'affiche plusieurs réussites notables, dont Dédée d'Anvers (Yves Allégret, 1947, affiche 160 x 120 cm, et Jour de fête (Jacques Tati, 1949), affiche 160 x 240 cm. En 1952, pour Casque d'or (Jacques Becker), il s'inspire d'une affiche de Toulouse-Lautrec sur "May Belfort", une chanteuse montmartroise (affiche imprimée en 1895). La silhouette de Simone Signoret, imprimée en lithographie avec une dominante orange, montre l'actrice qui semble avancer vers le spectateur, alors que Serge Reggiani, figé au fond de l'affiche, est déjà celui qui va disparaître. Cette affiche est évidemment une citation et un hommage au Maître de l'affiche. Jean Jacquelin cesse assez vite son activité pour le cinéma. Avec la disparition de la lithographie et la généralisation de l'offset dans les années 1960, il fera encore quelques affiches pour la publicité (SNCF, Crédit foncier de France), et ce jusqu'en 1975.