Raymond Gid

Personnalité

Affichiste : années 1920-1970

Nationalité :  France

Naissance :  25/11/1905 - France - Paris, Seine

Décès :  12/11/2000 - France - Paris, Paris

Identité

Genre : homme

Métier : Affichiste

Fonctions : Auteur, Affichiste, Dessinateur, Auteur secondaire

Biographie

Formation :

Après des études d'architecture aux Beaux-Arts de Paris, Raymond Gid réalise à ses débuts des affiches à caractère culturel (Exposition internationale de l'habilitation et du progrès, 1928 ; musée d'Ethnographie, 1931).

Carrière :

Reconnu par ses pairs comme un des maîtres de l'affiche, Raymond Gid est également un grand typographe. Hanté par le cinéma, il réalise ses deux premières affiches de film en 1932, Vampyr et Histoires extraordinaires , respectivement pour l'inauguration de la salle Raspail 216 et pour celle de la salle Pigalle. Ses premières compositions utilisent habilement le dessin et la photographie. Souvent sombres, presque noires, elles contrastent avec les affiches colorées de l'époque (signées Loupot, Colin ou encore Cassandre). Durant la préparation du film Il a été perdu une mariée (1932), de Léo Joannon, il fait la connaissance d'un autre débutant, Marcel Carné, alors en charge de la publicité de la société Albatros. Il le retrouve une vingtaine d'années plus tard, pour La Marie du port (1950) et Thérèse Raquin (1953), dont il fait les affiches. Après la guerre, il entame une nouvelle carrière de typographe à Pau, à laquelle il se consacre pleinement. Il réalise la célèbre affiche de la Semaine de l'absent , en hommage à ceux qui ne sont jamais revenus des camps. En 1948, c'est avec Jean-Pierre Melville qu'il travaille, sur Le Silence de la mer (1949). Son style dépouillé fait surgir des ténèbres, en quelques traits, le costume terrifiant de l'officier allemand. Pour Les Diaboliques (1955), Clouzot griffonne une esquisse quasi semblable à celle proposée par Gid. Face aux distributeurs, Gid et Clouzot se battront pour imposer deux affiches désormais célèbres : celle de la malle en osier et celle des mains noires. En 1961, Gid travaille pour Jean Rouch, Melville et Albicocco pour La Pyramide humaine , Léon Morin prêtre et La Fille aux yeux d'or . L'affiche de ce dernier film a d'ailleurs une histoire étonnante, puisque Gid ressortit une de ses tentatives de sa corbeille à papier après une nuit infructueuse. Pris de remords, il la repassa au fer et c'est cette maquette qui fut retenue. Son affiche pour Le Temps du ghetto de son vieil ami Frédéric Rossif n'est pas retenue, d'un commun accord, car tous deux ne l'estiment pas assez lisible pour le public. Jusqu'en 1977, il se consacre exclusivement à ses activités de typographe et de graphiste pour la publicité. Son retour à l'affiche de cinéma avec La Ballade de Bruno , de Werner Herzog, n'est pas sa plus grande réussite. En 1979, il réédite sur ses presses douze affiches, parmi lesquelles Les Diaboliques , Le Silence de la mer , La Fille aux yeux d'or , et crée pour l'occasion des hommages aux Oiseaux d'Alfred Hitchcock et à French Cancan de Jean Renoir. À cette série, il ajoute une affiche de Thérèse Raquin refusée à l'époque. Son exigence se ressent dans l'ensemble de son oeuvre et peut-être plus encore dans le domaine du cinéma. S'il n'a réalisé qu'un nombre restreint d'affiches, son style unique, elliptique, est reconnaissable dès le premier coup d'oeil.

Autres activités :

Créateur de marques, typographe, illustrateur, Raymond Gid a réalisé de nombreux ouvrages de bibliophilie.