Léo Kouper

Personnalité

Affichiste, illustrateur, auteur... : années 1950-2010

Nationalité :  France

Naissance :  20/08/1926 - France - Paris, Seine

Décès :  08/02/2021 - France - Paris, Paris

Identité

Genre : homme

Métier : Affichiste

Fonctions : Auteur, Affichiste, Maquettiste, Dessinateur

Biographie

Formation :

Après des études au collège Chaptal, interrompues par la guerre, Léo Kouper se réfugie en Auvergne. À la fin de la guerre, il prend des cours de dessin par correspondance. Ces cours lui apportent quelques rudiments d'études, mais c'est auprès du grand affichiste Hervé Morvan (1917-1980), son mentor, qu'il apprend l'essentiel de son travail.

Carrière :

Affichiste de cinéma et de théâtre, Léo Kouper est notamment connu pour ses réalisations consacrées aux ressorties des films de Charlie Chaplin, dans les années 1950, ainsi que pour l'une des affiches d'Emmanuelle (1974). Il débute avec Hervé Morvan en participant à la réalisation de panneaux qui ornent les façades des salles de cinéma. Il compose sa première affichette pour Le plus joli péché du monde (Gilles Grangier, 1951) avec Dany Robin en vedette. Il réalise également une affichette pour Mon mari est merveilleux (André Hunebelle, 1953). Kouper réalise ensuite la série d'affiches consacrées aux ressorties des films de Charlie Chaplin, qui le font connaître : parmi elles, celles de La Ruée vers l'or/The Gold Rush (1925) et des Temps modernes/Modern Times (1936). Ces affiches - réalisées après une mise en concurrence avec les affichistes Cerutti et Jan Mara - impressionnent Charlie Chaplin, qui demeure alors en Suisse. Elles accompagnent Léo Kouper tout au long de sa carrière. Modifiées et simplifiées, elles se retrouveront exposées pour la ressortie des films de Chaplin vers 1970 (circuit Parafrance). Jo et Sam Siritzky, qui dirigent Parafrance, font appel à Léo Kouper au tournant des années 1970 pour un ensemble de films comiques, notamment La Fille du garde-barrière (Jérôme Savary, 1975). Plus tard, Léo Kouper réalise un projet pour Une nuit à l'Assemblée nationale (Jean-Pierrre Mocky, 1988), finalement non retenu par le distributeur. L'affiche existera tout de même sous forme de carte postale. Pour Mocky, il conçoit également une affiche "pantalon" (160 x 60 cm) pour Le Miraculé (1986). Les années 1970 sont cependant marquées par l'affiche conçue pour Emmanuelle (Just Jaeckin, 1974). Sa composition est rapide (elle doit être livrée pour paraître dans Le Film français ). À partir d'un lettrage Letraset et d'une image aperçue dans la revue érotique Lui , il compose un visuel marquant, qui peut se prêter à mille interprétations. Si l'affiche officielle du film est réalisée par René Ferracci (Sylvia Kristel dans un grand fauteuil d'osier), celle de Léo Kouper est "associée" aux déclinaisons suivantes d'Emmanuelle . Léo Kouper a reçu le prix Paul-Colin de l'affiche en 1981 (Paul Colin était le président du jury d'affichistes).

Autres activités :

Léo Kouper organise régulièrement des expositions pour montrer son parcours d'affichiste. La dernière date de 2004 : "Léo Kouper affichiste" (l'affiche de l'événement est conservée à la Cinémathèque française). L'auteur Dominique Auzel lui a demandé, pour un ouvrage, de créer a posteriori des affiches pour les premiers courts métrages de François Truffaut : Les Mistons et Une histoire d'eau (de Truffaut et Godard). La carrière d'affichiste de cinéma de Léo Kouper s'est toujours déroulée en parallèle avec sa carrière d'affichiste pour le théâtre. Pour lui, il n'y a pas de différences fondamentales entre les deux genres d'affiches, le principe général étant de trouver l'idée qui l'amènera à arrêter le regard du spectateur. Il a beaucoup travaillé pour le théâtre Montparnasse, ou encore pour l'Espace Pierre Cardin. Il compose également des affiches pour des manifestations autres que cinématographiques ou théâtrales. En 2009, il compose une affiche pour la ville du Havre, une autre pour la ville de Dieppe.

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