Jean-Pierre Aumont interprète et dialoguiste (1911-2001), apparaît en 1931 dans Jean de la Lune
, de Jean Choux. En 1934, il forme avec Simone Simon le couple du Lac aux Dames
, puis il se forge une image de garçon sain et sportif. A partir de 1937, ses compositions sont plus nuancées. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il rejoint les Forces françaises libres aux Etats-Unis et sert le cinéma de propagande. Après la guerre, sa carrière se partage entre les deux côtés de l'Atlantique : aux Etats-Unis, il tourne pour W. Reisch (Sheherazade
, 1946) et Gregg Tallas (L'Atlantide
, 1948) ; en France, pour François Villiers (Hans le marin
, 1949) et Sacha Guitry (Si Versailles m'était conté
, 1954). Il joue dans la troupe de Louis Jouvet Le Prof d'anglais
, La Machine infernale
et une pièce de Jean Cocteau. Pour le théâtre, il écrit L'Empereur de Chine
(1937) et L'Ile heureuse
(1950). A Broadway, il interprète Tovarich
, une comédie musicale avec Vivien Leigh et une pièce de Tennessee Williams, Camino Real
. Après la Nuit américaine
(1973) de François Truffaut, il ralentit considérablement son activité cinématographique et, dans les années 1990, on ne le rencontre plus que dans de petits rôles (Jefferson à Paris, 1995, de James Ivory). Jean-Pierre Aumont reste le symbole d'une jeunesse d'avant-guerre, fraîche et optimiste. Il a écrit ses mémoires dans Souvenirs provisoires
(1957).
Le fonds est constitué d'archives scénaristiques, d'archives de tournage et d'archives de théâtre (textes de pièces écrites par Georges Neveux, Pierre Laville, David Mamet ou par Jean-Pierre Aumont lui-même). Il comprend aussi des archives littéraires (épreuves corrigées de Il fait beau mais ne le répétez pas), ainsi que le récit de ses souvenirs.
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