Pour aider le Tonkin, pays surpeuplé qui ne peut subvenir aux besoins de sa population, un haut mandarin a créé, dans la province du Ha Dong, de petites industries familiales. Les souffleurs de verre, les sculpteurs d'ivoire, les incrusteurs de nacre créent de délicats objets tandis que l'entreprise de pétards fonctionne pour l'animation des fêtes. Les artisans tonkinois façonnent les cornes de buffle, le cuivre, le fer-blanc et l'argent servant à fabriquer les plats, les casseroles mais aussi les bijoux. L'élevage du ver à soie permet de confectionner, grâce aux mains agiles des enfants, des tissus et des broderies de grande qualité. Les tapis à points noués sont également très recherchés pour leur qualité et leur originalité. Et la fabrication du papier n'est pas en reste. Toute une population essentiellement rurale arrive ainsi à vivre grâce à la fabrication d'objets artisanaux, qui sont vendus principalement à Hanoi, où les rues portent des noms évocateurs de cette industrie : rues de la Verrerie, du Cuivre, du Papier...