Une caméra placée sur un praticable virevolte en une série de panoramiques à 360°, impression de vitesse, tourbillon ; plus loin le cadreur, en véritable équilibriste, perché sur un système de poulies et de cordes, obtient des images en plongée et en mouvement. Il s'agit d'un document sur ce qu'a pu être un tournage de l'époque et ses prouesses techniques, et surtout sur les difficultés du passage du muet au parlant. Il y aura une alternance constante entre des plans muets et parlants, avec des essais d'acteurs, des plans non retenus au montage, le travail des techniciens, des figurants et du réalisateur. Le studio de Joinville est aménagé pour les prises de vues sonores, un technicien, Jules Kruger, est enfermé dans une cabine insonorisée et la voix de Sylvia Grenade nous parvient, elle chante "Adios muchachos". Quelques images après elle se querelle dans une chambre avec Samson Fainsilber. Antonin Artaud, le visage déformé et troué par la lumière, vocifère face à une foule en hors champ. Quelques images en extérieur sur la tour Eiffel et, en studio, une maquette d'un amphithéâtre de Lazare Meerson. Dans une salle des dépêches, tous s'agitent pour délivrer des messages TSF. Se sentant condamnés, certains attendent la fin du monde dans une orgie, où l'on aperçoit Georges Colin et Samson Fainsilber.
Mots clés :
Tournage cinématographique, Technique cinématographique, Gance, Abel, Cinéma muet, Cinéma parlant, Studio de cinéma
Genre :
Documentaire
Studio de tournage :
Studios de Joinville
Note générale
CNC : Le film réunit des plans saisis pendant le tournage de "La Fin du monde" d'Abel Gance, des essais d'acteurs, des scènes censurées ou coupées au montage.