Sa mère ne pouvant le garder, le petit Jean-Louis est déposé à l'Assistance publique, qui le confie à un couple de parents nourriciers à la campagne. Responsable des orphelins de père et de mère, l'Assistance publique se charge de leur trouver des familles d'accueil et des parents adoptifs. De plus, elle gère la plupart des grands hôpitaux de la capitale, dont les Enfants malades, la maternité de Port-Royal, l'hôpital Broussais, la Charité, l'hôpital Beaujon, l'hôpital Saint-Louis et la Salpêtrière. Elle gère également des sanatoriums et des maisons de retraite dans les environs de Paris. Un jour, le petit Jean-Louis se blesse ; il est emmené aux urgences, opéré, et, lors de sa convalescence, fait la connaissance de Marie-Thérèse, une petite fille de l'Assistance publique elle aussi. Les enfants s'écrivent et se revoient. Devenus adultes, ils décident, en remerciement des soins que l'Assistance publique leur a prodigués, de devenir respectivement médecin et infirmière, et de se consacrer à leur tour à la douleur et à la précarité des autres.