Fonds - Pierre et Claude BRASSEUR

Archive

Identification

Institution : La Cinémathèque Française

Année : Entre 1838 - 2005

Dimensions :

  • nombre de boîtes : 16
  • mètres linéaires : 4.95

Contexte

Producteur : Pierre Brasseur ; Claude Brasseur

Biographie

Pierre Brasseur Né Espinasse en 1905 de parents comédiens, Pierre suit la tradition familiale maternelle et adopte le nom de BRASSEUR lorsqu'il embrasse à son tour le métier. Au début des années 1920, il se forme à l'art dramatique auprès d'Harry Baur et de Fernand Ledoux. Il fréquente les surréalistes : Aragon, Breton, Eluard, Desnos, Cocteau, Picasso et Artaud. L'écrivain Ernest Hemingway devient son meilleur ami et sera plus tard le parrain de son fils. C'est en 1924, au théâtre de l'oeuvre que L'Ancre noire, sa première pièce, est montée au théâtre de l'Œuvre. La même année, au cinéma, Pierre Brasseur joue dans La Fille de l'eau de Jean Renoir etCatherine d'Albert Dieudonné. En 1925, Jean Cocteau lui confie un rôle dans son adaptation de Roméo et Juliette. Suivent ensuite : Madame Sans-gêne de Léonce Perret (1925), Feu ! de Jaques de Baroncelli (1927). En 1932 et durant un an et demi, Pierre Brasseur tourne pour la UFA à Berlin une vingtaine de films (selon lui, ses meilleurs). En 1935, il épouse la comédienne Odette Joyeux, leur fils Claude naît en 1936. Pierre Brasseur se partage désormais avec régularité entre le théâtre et le cinéma, cumulant parfois les deux dans la même journée. En 1943, il est, le jour aux studios Francoeur, Frédérick Lemaître dans Les Enfants du Paradis de Marcel Carné et endosse le soir, au théâtre de l'Ambigu, le rôle de Florisse dans Un ange passe qu'il a écrit et met en scène. Durant l'occupation, il se consacre surtout au cinéma et tourne dans de nombreux films : Les Deux timide d'Yves Allégret (1941), Lumière d'étéde Jean Grémillon (1943), Adieu Léonard de Pierre Prévert (1943), Le Pays sans étoile de Georges Lacombe (1945). Après-guerre, il reprend l'alternance théâtre/cinéma et semble ne jamais faire de pause. Au théâtre, il joue sous la direction de Jean-Louis Barrault, Louis Jouvet, Georges Vitaly voire lui-même. Au cinéma, il est filmé par Jacques de Baroncelli (Rocambole, 1947), André Cayatte (Les Amants de Vérone, 1948), André Hunebelle (Millionnaire d'un jour, 1949), Max Ophuls (Le Plaisir, 1951). En 1958, il joue dans La Tête contre les murs sous la direction de Georges Franju qu'il retrouve l'année suivante pour Les Yeux sans visage avec à ses côtés, dans le rôle du commissaire, son fils Claude. Entre 1924 et 1973, Pierre Brasseur tourne dans plus de cent cinquante films dont quelques-uns pour la télévision. Moins fournie, sa carrière théâtrale débutée en 1922 connaît la même longévité. Pierre Brasseur meurt en 1972 en Italie sur le tournage de La Plus belle soirée de ma vie d'Ettore Scola, laissa derrière lui une carrière longue de presque cinquante ans, menée tambours battants entre théâtre et cinéma.

Claude Brasseur Né en 1936, Claude Brasseur est le fils des comédiens Pierre Brasseur et Odette Joyeux. Au début des années 1950, grâce à son père, il entre à Paris Match comme assistant photographe. En 1955, c'est Elvire Popesco qui l'engage pour un triple rôle dans la pièce Judas de Marcel Pagnol, au théâtre de Paris. A son tour et sur les conseils de son père, Claude choisit BRASSEUR comme nom de scène. Claude Brasseur se forme au conservatoire à la même période que Jean-Paul Belmondo, Jean Rochefort, Jean-Pierre Marielle, Guy Bedos, Françoise Fabian. De 1956 à 1959, il fait son service militaire en Algérie. A son retour, son père l'introduit auprès de Georges Franju qui lui confie un petit rôle dans son film Les Yeux sans visage. Dans Le Caporal épinglé (1961)de Jean Renoir, il joue Pater. En 1963, il retrouve une partie de la bande du conservatoire dans Dragée au poivre de Jacques Baratier. L'année suivante, il est aux côtés d'Anna Karina et de Samy Frey dans Bande à part de Jean-Luc Godard. Entre 1970 et 2017, le comédien tourne pas moins de 118 films dont Une belle fille comme moi (François Truffaut, 1972), Un éléphant ça trompe énormément (1976) d'Yves Robert, Une histoire simple (Claude Sautet, 1978), La Banquière (Francis Girod, 1980), La Boum (Claude Pinoteau, 1980), Guy de Maupassant (Michel Drach, 1981), Josepha (Christopher Franck, 1981), La Crime (Philippe Labro, 1983), Détective (Jean-Luc Godard, 1984), La Gitane (Philippe de Broca, 1985), L'Orchestre rouge (Jacques Rouffio, 1989), Le Souper (Edouard Molinaro, 1992), Le Lait de la tendresse humaine (Dominique Cabrera, 2000), Camping (Fabien Ontoniente, 2005), Le Renard jaune (Jean-Pierre Mocky, 2012). En 1998, avec Le Plus beau pays du monde, Claude Brasseur retrouve Marcel Bluwal qui l'avait dirigé pour la télévision dans la célèbre adaptation du Don Juan de Molière (1965) et dans la série Vidocq (1971-1973). Interprète d'une trentaine de pièces de théâtre et d'un peu plus de cent quarante films dont une trentaine pour la télévision, Claude Brasseur décède le 22 décembre 2020.

 

Historique de la conservation

En 2014 Alexandre Brasseur fait don des archives de son père Claude et de son grand-père Pierre.

Structure du fonds

Contenu et structure

Portée et contenu :

Le fonds s'articule distinctement autour des carrières de Pierre et de Claude Brasseur. Un peu moins d'une trentaine de dossiers concerne exclusivement Claude Brasseur et couvrent de façon non exhaustive sa filmographie sur une période allant de 1976 (Le Grand escogriffe de Claude Pinoteau, Un éléphant ça trompe énormément d'Yves Robert) à 2005 (Fauteuil d'orchestre de Danièle Thomson). Quelques dossiers concernent sa carrière théâtrale : Georges Dandin mise en scène par Roger Planchon en 1988, Le Diner de cons par Pierre Mondy,en 1993. Le grand intérêt des archives de Claude Brasseur sont ses scénarios de tournage annotés qui témoignent de sa singulière méthode de préparation et d'appropriation des rôles. L'autre partie du fonds, plus conséquente, sont les archives de Pierre Brasseur. Sur la carrière cinématographique du comédien, cet ensemble ne renferme que quelques synopsis et découpage de projets ; les titres les plus célèbres sont absents. L'essentiel de ce lot porte surtout sur son activité d'écriture théâtrale et littéraire. Composé de nombreux, textes, tapuscrits et manuscrits, il fait la part belle à son autobiographie Ma vie en vrac.

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Thème : Acteur

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