Fonds - Kashiko et Nagamasa Kawakita

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Identification

Institution : La Cinémathèque Française

Année : Entre 1952 - 1965

Dimensions :

  • 0,5 ML
  • 6 boites

Contexte

Producteur : Nagamasa Kawakita ; Kashiko Kawakita

Biographie

Kashiko Kawakita (1908-1993) commence sa carrière en tant que secrétaire chez Towa en 1929. Elle épouse Nagamasa en 1932. Ensemble, ils voyagent, voient des films et découvrent des cinéastes et des producteurs. En 1953, elle rencontre Lotte Eisner et Henri Langlois : s’établit alors un lien très étroit entre les Kawakita et La Cinémathèque française. En effet, c’est en prenant modèle sur cette dernière que Kashiko Kawakita décide de créer en 1956 la Japan Film Library Council, pour la conservation des films japonais. En parallèle, elle programme à La Cinémathèque française plusieurs rétrospectives autour du cinéma japonais, avec la complicité d’Henri Langlois et d’Hiroko Govaers : d’abord « Chefs-d’œuvre et Panorama du cinéma Japonais (1898-1961) » en 1963, puis une programmation annuelle avec, à chaque fois, une thématique différente. Cette relation se traduit aussi par de nombreux échanges de films entre les deux associations. En plus de ses activités de diffusion, Kashiko Kawakita est présidente du comité de sélection de l’Art Theater Guild, société de production et de distribution, pivot du développement de la Nouvelle Vague Japonaise, avec les premiers films de Nagisa Ôshima, Shohei Imamura, Shuji Terayama ou de Toshio Matsumoto. Si Nagamasa incarne le versant financier du couple Kawakita, Kashiko, elle, représente le versant patrimonial et relationnel. Personnalité respectée et influente, elle était plus communément appelée « Madame Kawakita ».
Nagamasa Kawakita (1903-1981), importateur et producteur de films, a grandement contribué à la diffusion du cinéma japonais en Occident, et inversement. En 1928, il fonde la société Towa qui vends de nombreux films occidentaux des années 1920 à 1930 aux réseaux de distributions japonais. Après les années difficiles de la Seconde Guerre Mondiale, Kawakita présente le film Rashōmon d’Akira Kurosawa au festival de Venise de 1951. C’est un triomphe : le film gagne le Lion d’or et devient l’un des premiers films japonais à s’exporter commercialement en Occident. Profitant de ce succès, Nagamasa Kawakita travaille donc à une plus grande diffusion du cinéma japonais hors de son territoire, offrant de nouveaux publics à des cinéastes comme Kenji Mizoguchi ou Teinosuke Kinugasa. De son travail de producteur, on retiendra surtout sa contribution au film The Saga of Anatahan de Josef von Sternberg (1953).

Contenu et structure

Portée et contenu :

Couvrant une période de 1952 à 1965, le fonds Kawakita présente un éventail hétéroclite de documents sur des films très différents les uns des autres. L’essentiel se compose de scénarios, dont certains sont annotés. Parmi les plus belles pièces : le scénario storyboardé de Donzoko (Les Bas fonds) d’Akira Kurosawa (1957), un carnet de notes manuscrit pour Soshun (Printemps précoce) de Yasujiro Ozu (1956), tout un ensemble de versions manuscrites pour Nippon Retto (Archipels du Japon) de Kei Kumai (1965), ainsi que des dessins et des photo-montages pour la mise en place des décors. À noter aussi la présence d’un ouvrage sur les lanternes magiques et un carnet de calligrammes.

Personne(s) sujet : Nagamasa Kawakita , Kashiko Kawakita

Thème : Distributeur, Japon

Conditions d'accès et utilisation

Toute demande de reproduction est soumise à une autorisation préalable

Langue : Japonais

Consultation

Référence : KAWAKITA

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