Fonds - Sólveig Anspach

Archive

Identification

Institution : La Cinémathèque Française

Année : Entre 1928 - 2016

Dimensions :

  • Nombre de boites : 25
  • Mètres linéaires : 2,44

Contexte

Producteur : Sólveig Anspach

Biographie

Ancienne étudiante de la Fémis, Sólveig Anspach débute sa carrière de réalisatrice dans le cinéma documentaire. D’origine islandaise (par sa mère) et américaine (par son père), elle commence une série de court-métrages sur l’Islande, parmi lesquels Vestmannaeyjar (1989) ou Le Chemin de Kjölu (1991). Durant la même période, S. Anspach réalise une série de portraits sur des personnes en marge de la société, que ce soit Sandrine, voleuse à la tire, dans La Tire (1988), Sandrine, une autre vie (1991) et Sandrine à Paris (1992) ou les braqueuses du « gang des Amazones » dans Que personne ne bouge ! (1998).

Son passage au long-métrage de fiction s’effectue par le biais de l’autofiction : avec Haut les cœurs ! (1998), Sólveig Anspach raconte le parcours d’une femme atteinte d’un cancer du sein. Entre gravité et espoir, le film permet à Karin Viard, son actrice principale, de développer une grande gamme de nuances dans son interprétation. Elle sera récompensée par le César de la meilleure actrice pour ce rôle.

Elle réalise ensuite Stormy Weather (2002), une fiction se déroulant en Islande. Ce film marque sa rencontre avec la poétesse islandaise Didda Jónsdóttir, dont c’est la première expérience à l’écran. Avec elle, Sólveig Anspach tourne une série de comédies extravagantes et légères dans des lieux qui lui sont familiers : en Islande avec Skrapp út (Back Soon, 2007), mais aussi en France, et à Montreuil en particulier avec Queen of Montreuil (2012) et L’Effet aquatique (2014).

En parallèle, S. Anspach continue la réalisation de documentaires, longs et courts, en s’attaquant à des sujets graves comme la peine de mort aux Etats-Unis pour Made in U.S.A. Elle continue de s’intéresser à des figures féminines en marge, qu’elles soient historiques (Louise Michel, la rebelle, 2008) ou issues d’une bande-dessinée (Lulu, femme nue, 2012).

Sólveig Anspach meurt en 2015, peu après le tournage de L’Effet aquatique.

Historique de la conservation

Le fonds d’archives provient de trois dons celui initié par Clara Lemaire-Anspach, fille de Sólveig Anspach en 2015, 2019 et 2022. Deux autres dons ont complété l’ensemble : la donation de la costumière Marie Le Garrec en 2015 et celle de la décoratrice Stéphane Lévy en 2020.

Structure du fonds

Contenu et structure

Portée et contenu :

Des premiers films d’étudiante à la Fémis jusqu’à son dernier film, la carrière de Sólveig Anspach est représentée à travers ses archives : carnets notes préparatoires, versions successives de scénarios annotés, correspondances professionnelles, mais aussi avec des admirat.rices.eurs et la presse conservée par ses soins. Le fonds témoigne d’un goût de l’hybridité entre l’écrit et l’image, avec de nombres scénarios ou dossiers agrémentés de photographies.

Divers projets de films restés à l’étape de l’écriture ou de la documentation sur des sujets récurrents, tels l’Islande ou la Nouvelle-Calédonie sont présents.

Les documents conservés par Sólveig Anspach témoignent d’autres activités professionnelles celles de journaliste ou jurée de festival.

Thème : Réalisatrice

Conditions d'accès et utilisation

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Consultation

Référence : ANSPACH