Dans le cadre de l'équipement hydraulique Alpes II d'Electricité de France, le béton utilisé pour la construction du barrage de Roselend, dans le Beaufortain, fut fabriqué sur place. Mélange de cailloux, de ciment et d'eau, il provient des rochers d'une carrière proche fragmentés par forages verticaux et horizontaux bourrés d'explosifs. Un concasseur primaire produit des agrégats classés en six catégories, un secondaire donne un sable grossier, le sable fin est obtenu dans un crible hydraulique, puis lavé et ensilé. Le ciment arrive par voie ferrée d'une usine de la vallée du Rhône. L'eau, le ciment, les agrégats sont gâchés, malaxés dans la tour à béton. Un silobus remplit les bennes des blondins sur câbles, qui sont pilotés par un grutier du haut de la falaise ou à distance par radio. Ensuite les plots sont bétonnés, séparément, par benne de trois mètres cubes. Un petit bulldozer et un minitracteur à vibrateurs électriques égalisent la levée, qui doit être arrosée. Le coffrage, ceinture de panneaux de métal du plot, est doté d'un système de relevage pour la levée suivante.