Devenu la fête des travailleurs après les répressions contre la classe ouvrière à Chicago, le 1er mai est l'occasion de revenir sur les grandes avancées effectuées par les mouvements ouvriers depuis le XIXe siècle. La grève a souvent constitué la seule réponse possible face aux conditions de travail difficiles. L'union des travailleurs voulue par Karl Marx a permis d'aboutir à la création de mutuelles et, en 1895, de la CGT. Tandis que la vigilance des syndicats grandit avec la menace du fascisme, la semaine des 40 heures et les congés payés sont obtenus en 1936. Pendant l'occupation, les militants combattent dans la clandestinité et contribuent à la libération du pays. De nouvelles menaces pèsent pourtant sur l'économie : le plan Marshall, la vie chère et la hausse des impôts sanctionnent la classe ouvrière. Le gouvernement, en fermant la porte aux négociations, provoque en 1947 des mouvements de grève, dont les grandes grèves des Usines Renault, qui paralysent le pays. A l'étranger aussi, la mobilisation des travailleurs s'amplifie, laissant entrevoir une société nouvelle.