Un reporter spécialiste des chiens écrasés attire l'attention de son chef d'information sur le peu de place que les faits divers accordent aux accidents urbains de toute nature. Il recense sur vingt-quatre heures ces accidents professionnels, industriels, domestiques ou liés aux transports et aux loisirs, qu'une meilleure appréciation de la menace et du risque aurait évités : chute dans l'escalier, à l'arrêt du train ou au départ du bus, piéton fauché à un passage à niveau ou cycliste dans la circulation, découpe de la viande aux Halles, travail sur les chantiers et les échafaudages, à l'atelier, à l'usine ou à la scierie, lieu très exposé, jeux violents des enfants, accidents domestiques ou à la fête foraine. Tous relèvent de l'inadvertance ou d'un non-respect réglementaire. Nombre d'entre eux sont lisibles directement sur l'oeil, après l'intrusion d'un corps étranger. Les services des urgences des hôpitaux sont rodés à la diversité de ces accidents. Presque tous sont imputables à l'imprudence, et non à la fatalité.
Mots clés :
Prévention (sécurité), Accident, Imprudence, Journaliste, Risque, Fait divers