La « Centrale Telefoni » de Rome emploie un très nombreux personnel féminin dont les nerfs sont souvent à rude épreuve. Les clients agressifs ou vociférants oublient que ces « demoiselles du téléphone » ont aussi leur vie privée avec ses joies, ses peines, ses soucis domestiques qui peuvent amenuiser leur patience infinie. Mais Mlle Adèle, la douce surveillante, s'en rend bien compte et elle veille à tout, réconforte ici, observe là, calme le demandeur trop exigeant. Vera a un mari volage ; son inquiétude et ses nuits sans sommeil l'épuisent : elle a besoin de repos. Bruna, il faut l'avoir à l'.il ; elle est d'ailleurs jalousement surveillée par ses trois grands frères, mais dans le service elle est trop fantaisiste et trop bavarde et elle est trop coquette pour regarder Anileto, le mécanicien du standard, qui n'a d'yeux que pour elle. Marie-Thérèse, douce jeune fille sans défaut, cache pourtant dans sa vie un mystère : elle a eu un enfant de son fiancé qui l'a abandonnée. Gabrielle, surprenant une conversation téléphonique, empêche un jour un étudiant de se suicider. Ils font connaissance et la vie change pour elle qui vivait jusqu'alors entre deux tantes maniaques. Et pour toutes ces demoiselles, les choses vont s'arranger. Gabrielle épousera celui qu'elle a « sauvé ». Marie-Thérèse trouvera un père pour sa fille. Et Bruna découvrira que les vrais sentiments ne possèdent pas tous une auto mais seulement une moto, que les frères accepteront sans jalousie. Trois mariages heureux sont en perspective, et d'autres encore peut-être puisque Mlle Adèle.