Déjà connu des Egyptiens, l'art de l'émail n'a pas cessé d'évoluer grâce aux apports successifs des différentes civilisations. Des ateliers d'émailleurs au mont Beuvray, près d'Autun, ou près de Dinan révèlent que les Gaulois maîtrisaient les émaux polychromes. Les invasions barbares entraînent un retour aux pierres cloisonnées. Grenat et saphir ornent des animaux aux motifs stylisés. Sous les Carolingiens, les rois et l'Eglise développent les ornements. Byzance fait la jonction émail-cloisonné. Le principe est celui d'un dessin sur feuille de métal sur lequel sont fixées des lames de métal courbées. Les alvéoles sont garnis de poudres fusibles chauffées donnant une matière vitrifiée soudée aux cloisons. Les trésors de l'époque romane ont légué des calices en or martelé, des couvertures d'évangéliaire et des objets aux nombreuses pierres précieuses. L'année 1110 voit l'éclosion d'une nouvelle technique appelée émail champlevé.
Mots clés :
Histoire de l'art, Email, Email champlevé, Email cloisonné