En 1942, sous le régime de Vichy, le ski et l'alpinisme constituent les éléments essentiels de la formation des équipes de Jeunesse et montagne, mouvement dépendant du secrétariat d'Etat à l'aviation. A l'aiguillette d'Argentière, les volontaires s'initient à la technique de l'escalade en cordée, où chacun devient solidaire de l'autre. Cette technique de montée exige des qualités d'habileté, de résistance physique et un esprit de décision. En éveil permanent, ces alpinistes vont jusqu'au bout de leurs forces et triomphent des obstacles. Ainsi, la formation apporte une valeur à la fois morale et musculaire. Quand l'expérience nécessaire est acquise, ils vont affronter les glaciers pour en revenir plus purs et plus heureux. Après avoir gravi ces sommets et s'être dépassés, ces jeunes, prêts pour leur métier d'homme, font retentir les trois mots d'espérance : jeunesse, montagne, France.