Les pays développés établissent avec les pays du Tiers-Monde des liens de dépendance alimentaire. Leurs méthodes impliquent la substitution des cultures vivrières traditionnelles par des cultures d'exportation et d'autres facteurs négatifs : déforestation intensive, pêche industrielle, urbanisme côtier. Ainsi les pays pauvres dont l'écosystème est déréglé, sont pillés et leurs ressources sont détruites. Quelques personnalités qui analysent le phénomène depuis longtemps, sont invitées à s'exprimer ici : l'économiste égyptien Samir Amin, l'ingénieur agronome français René Dumont, l'historien voltaïque Joseph Ki-Zerbo, le fonctionnaire européen Claude Cheysson et la sociologue américaine Eleanor Le Cain. A l'aide d'exemples concrets, tous démontrent que la famine en Afrique n'est pas une calamité naturelle, mais le résultat d'une politique agricole imposée par les pays du nord et le business de l'agroalimentaire.