Un central de dispatching et de contrôle de la marche des centrales thermiques gère celles de la région parisienne : Vitry, Gennevilliers, Issy, Saint-Ouen, Saint-Denis. Les centrales hydrauliques du Rhin, du Rhône, du Centre et les rivières du Massif central, la Truyère, la Cère, la Diège, les Grande et petite Rhue, la Creuse, la Dordogne contribuent à l'alimentation du pays en électricité. Le réseau Paris-Orléans décide, dans les années trente, la construction d'un barrage-voûte dans une gorge profonde de la Dordogne. L'usine y sera bâtie sur une plage naturelle. Un téléphérique de six kilomètres dessert le chantier. Pendant quatre ans, mille six cents ouvriers, logés dans trois campements provisoires, y travaillent. Le lit de la rivière est mis à sec sur une portion par deux galeries de dérivation, et un batardeau est installé. La pierre d'une carrière ouverte à la dynamite est broyée, criblée, classée ; puis ciment, pierre et sable sont malaxés. Hissé par des monte-charge dans des tours métalliques, le béton transite sur un tapis roulant puis est versé par une goulotte. Vibrateurs et pioches traitent les couches. Les conduites forcées, les évacuateurs de crue, les vidanges de fond, avec grilles, parachèvent l'ouvrage, édifié claveau après claveau.