Dans la nuit du 2 décembre 1959, à la suite de la rupture du barrage-voûte de Malpasset, sur le Reyran, l'importante ligne ferroviaire Marseille-Vintimille est emportée par les flots à Fréjus. Les infrastructures ferroviaires sont anéanties. Deux remorques de l'autorail Marseille-Nice gisent dans une gangue boueuse. Deux gares de transbordement fer-route acheminent les sinistrés par autocars depuis Les Arcs vers Cannes, via Draguignan et Grasse, et les marchandises par camions depuis Carnoules. Une fois les rails découpés au chalumeau, les engins d'entreprises privées s'activent au déblaiement et refont la plateforme. La mise en service d'une voie unique temporaire a été fixée au 18 décembre. Un autorail s'engage après le passage d'une locomotive d'essai. Des officiels se rendent sur les chantiers de la double voie, remettent des diplômes à ceux ayant fait preuve de courage la nuit du drame. Le service reprend le 18, à vitesse réduite, avec le Strasbourg-Riviera. Après relevage, l'autorail part pour Marseille pour révision. Les deux voies seront rétablies le 11 janvier 1960.
Mots clés :
Ville, Train, Barrage, Chemin de fer, Catastrophe