A l'écart des grandes routes maritimes, l'Islande est un pays où dominent lave et scories. Ni arbres, ni récoltes sur son sol pauvre et improductif. D'immenses glaciers alimentent lacs et rivières. Des jets d'eau bouillante chargée de vapeurs sulfureuses font sa richesse et cette eau canalisée assure le chauffage central de la capitale. On y cultive le raisin et la banane en serres expérimentales au-delà du cercle polaire. La houille blanche est sa principale ressource, encore peu exploitée. L'automobile compense l'absence d'un réseau ferroviaire et de voies navigables. Le Gulf Stream favorise la culture d'une partie des terres et le cheptel est constitué de moutons et de chevaux de race nordique. Fermes et laiteries modernes y côtoient l'habitat traditionnel. La pêche est l'activité principale et s'organise autour de deux ports, Akureyri au nord et Reykjavik, centres de la morue et du hareng, et où transitent matières premières, matériaux et énergie. Reykjavik compte le tiers de la population et ses vastes faubourgs tentent d'enrayer la crise du logement. Cinq quotidiens paraissent en ville et la bibliothèque de l'université doit son influence à la longue nuit polaire. Le pays dispose d'une législation sociale avancée assurant la santé et évitant les conflits. De tout temps pacifiques, les Islandais cultivent l'amour du jardin, des clubs et des associations. La position stratégique de l'Islande explique la présence de délégations russe et américaine. La station météorologique de Reykjavik est primordiale pour le reste du monde.