Le narrateur envoie une lettre qui dresse un portrait de Paris et des Parisiens au sortir de la guerre. Des années de privations en ont fait des gens avides de nouveautés et d'activités. Les difficultés économiques n'ont pas encore résorbé les queues devant les gares ou les commerces. La bicyclette, l'automobile et le métro sont les moyens de transport les plus utilisés. Les vendeurs à la sauvette tentent de survivre. Partout l'uniforme côtoie la tenue civile. Les personnalités de la vie culturelle ou scientifique déambulent à Saint-Germain-des-Prés. La gare d'Orsay accueille le centre de rapatriement des prisonniers. Les bouquinistes, le marché aux puces de Saint-Ouen et les vitrines de luxe du faubourg Saint-Honoré sont très courus. Chez Renault, sur l'île Seguin, l'heure est à la reprise. La mode et l'élégance sont de retour. Le swing chauffe les boîtes de nuit de Montmartre. La presse est sortie de la clandestinité.