Le Maroc français, un tiers du Sahara, est peuplé de tribus nomades qui vivent de l'élevage et de la vente de dromadaires. Au pied de l'Atlas, un sol pierreux et pauvre en eau leur impose des déplacements réguliers. Le lait de dromadaire est aussi prisé que celui de chèvre, chèvre qu'ils utilisent pour la confection d'outres à usage domestique. La cuisson du pain d'orge, pâte enserrée dans des pierres brûlantes, et la préparation du couscous échoient aux femmes. Les enfants, non scolarisés, lisent le Coran chaque jour. Les besoins de la tribu sont discutés sous la tente, en poil de chameau, autour d'un thé. Les fermiers des oasis-palmeraies disposent d'un temps d'irrigation déterminé par un système équitable : orge, maïs, légumes et dattes en bénéficient. Le marché aux chameaux de Glimine est aussi le centre d'approvisionnement en thé, en céréales des oasis du nord et en bois, coûteux mais vital.