La France occupe le huitième rang des producteurs de pommes de terre, avec des disparités selon les régions ; l'état sanitaire est en cause. Mildiou, galle verruqueuse, verticiliose et rhizoctone en sont responsables. Ces maladies cryptogamiques impliquent un recours à des variétés résistantes. Contre les maladies de dégénérescence la sélection d'une semence saine s'impose : elle est ou massale, ou par épuration continue, ou généalogique. Cette dernière, pratiquée à l'institut agronomique de Beauvais, s'étale sur cinq ans. Touffes-mères arrachées prématurément, numérotation des tubercules par pied et stockage sur clayettes étiquetées. Les pucerons sont tués par pulvérisations nicotinées. A la fin de la germination les familles avec filosité ou boulage sont éliminées. Un contrôle officiel vérifie l'état sanitaire des cultures productrices de semences et le travail de sélection : il est syndical, régional et national.
Mots clés :
Agriculture, Agronomie, Pathologie, Pomme de terre, Produit agricole, Sélection artificielle