En 1948, la situation du logement en France est angoissante. Elle se caractérise par le manque de logis et l'insuffisance de qualité d'un tiers des bâtiments existants. La crise du logement a ses origines dans les destructions des deux guerres et dans la politique de blocage des loyers pratiquée depuis 1914. Les Français ne payent en moyenne, pour se loger, que deux pour cent de leurs revenus, créant un déséquilibre important entre revenu et coût de la construction. L'appauvrissement du patrimoine immobilier favorise la prolifération des taudis qui posent un problème d'urbanisme et de santé publique. Il faut construire et rénover par des initiatives et des efforts collectifs pour de grands chantiers, dans le cadre de plans d'urbanisme dictés par les collectivités locales. Avec les mesures de l'État pour le reclassement des loyers et en faveur des offices d'habitations à bon marché, avec la mise en oeuvre de techniques de construction perfectionnées, économiques et rationnelles, le relèvement du patrimoine immobilier est un enjeu de solidarité et de coopération.