Vendeur de journaux dynamique, Alberto Sotto admire beaucoup un de ses plus distingués clients, le comte Max Orsini et, flatté de l'attitude amicale du vieux comte ruiné à son égard, lui prête gratuitement revues et journaux. Admirant avec quelle élégance le comte Max Orsini salue les aristocrates qu'il rencontre, Alberto observe les attitudes cérémonieuses de son vieil ami et lui demande des leçons de savoir-vivre et de maintien. Cela nous vaut une savoureuse séquence où le comte ruiné et affamé se fait servir un copieux dîner chez l'oncle et la tante d'Alberto, sous prétexte de donner une leçon à son élève fasciné. Alberto, nanti de ce nouveau savoir, ayant pris quelques leçons de bridge, emportant une garde-robe d'homme du monde, part aux sports d'hiver, à Cortina, la station élégante par excellence. Le comte Max Orsini accompagne son protégé à la gare et lui confie même son appareil photographique, afin de permettre au nouvel alpiniste de garder d'excellents souvenirs de ce voyage. Alberto arrive au grand hôtel de Cortina le jour même où la baronne Hélène de Valombrosa, sa jeune s.ur, sa bonne Lauretta, et toute la suite de ses brillants amis, partent pour l'Espagne. Les valises d'Alberto sont montées dans la chambre de la baronne. La carte du comte Max Orsini, collée à l'appareil photo, fait croire à la nouvelle arrivée du comte, représentant la plus ancienne aristocratie italienne. Trop heureux de ce quiproquo, notre Alberto joue le jeu et, par suite d'un imbroglio, part en Espagne à la suite de ses brillants nouveaux amis. Voyage de courte durée car, après avoir offert une corbeille d'orchidées à Hélène de Valombrosa, n'ayant plus une peseta, il doit quitter rapidement l'Espagne. Revenu à Rome, Alberto reprend son métier de vendeur de journaux mais il est reconnu par la jeune bonne de la baronne, revenue à Rome avec sa patronne. Commence alors une mystification, Alberto jouant un double personnage : tantôt se présentant chez la baronne comme le comte Max Orsini, tantôt simple vendeur de journaux, joli c.ur amoureux de Lauretta. Le faux comte sera vite démystifié et la jeune bonne, lassée par le mauvais caractère et les exigences de la jeune s.ur de sa patronne, n'aura qu'un désir : quitter ce milieu artificiel pour retrouver le modeste Alberto et l'épouser.