En 1949, l'administration française met un terme à la précarité dans laquelle vivaient la plupart des fellahs, grâce à des techniques agricoles modernisées et une économie rurale développée. Sous l'impulsion d'administrateurs dévoués, des Sociétés Indigènes de Prévoyance et d'assistance mutuelle se mettent en place. Ces SIP permettent aux agriculteurs musulmans de lutter contre une nature ingrate, de moderniser le matériel, d'avoir accès aux engrais et de faire des semences variées. La coopérative de céréales achète le résultat de ces récoltes, pour les distribuer dans les régions non productrices comme la Kabylie. Le réseau couvre désormais l'ensemble du territoire algérien, formant ainsi des Secteurs d'Amélioration Rurale, préfigurant les futures cités rurales. Le SAR développe des formules d'habitation qui varient selon les régions, mais comptent toujours une maison communale, une école et une mosquée. Parallèlement, le SAR développe aussi un vaste programme d'extension de l'élevage du mouton et du réseau carrossable.
Mots clés :
Colonies françaises, Agriculture, Economie, Paysan, Coopérative agricole, Politique agricole, Musulman, Fellah