En 1942, les activités portuaires et industrielles grandissantes de Port-Saint-Louis en font l'un des principaux ports de Méditerranée. Formant l'embouchure artificielle du Grand Rhône, il est constitué de deux canaux, l'un fluvial, l'autre maritime, et d'un bassin de douze hectares, qui peut accueillir les grands navires marchands provenant de Méditerranée. Ses larges quais permettent d'entreposer les marchandises encombrantes, que la capacité du port de Marseille ne peut recevoir : le vin, les minerais, le bois, le phosphate. Le déchargement des cargaisons peut se faire directement dans les péniches ou dans les trains, qui les achemineront partout dans le pays par les voies les plus économiques. Sur les rives du canal maritime, l'industrie ne cesse de se développer ; une minoterie, de grandes papeteries, des usines chimiques et des raffineries d'huile y sont déjà installées. Au même rythme que cet élan industriel, la ville se développe aux abords du port. Six mille ouvriers venus des différents pays du bassin méditerranéen y vivent, participant à son essor.