Depuis 1895 l'Imprimerie française des timbres-poste, installée 103, boulevard Brune à Paris et qui dépend du ministère des PTT, fabrique les commandes destinées à la métropole, aux territoires d'outre-mer, mais fournit aussi le Cambodge, le Laos, le Vietnam, le Luxembourg, la Tunisie, le Maroc, la principauté de Monaco et la Sarre. Une fois les maquettes choisies par le ministère ou les offices intéressés, un artiste graveur qualifié intervient : la gravure du poinçon original s'effectue en creux sur plaque d'acier. Le poinçon est ensuite durci par cémentation, avant d'être trempé dans un bain d'huile de baleine. Un report en relief de la gravure est effectué sur une couronne d'acier doux, appelée molette, qui est placée sur une presse à moleter. Des reports successifs multiplient la gravure en creux sur un cylindre de laiton à trois segments, la coquille. Le laiton est alors chassé sur les marges. Un personnel spécialisé effectue à la main la rectification de l'excès de métal au grattoir, à la pierre d'Ecosse et au brunissoir. L'opération suivante, un chromage de trois heures en cuve, prolonge la durée d'utilisation sans que la finesse de la gravure soit altérée. Le cliché fixé, les rouleaux encreurs découpés, la rotative imprime une ou plusieurs couleurs. Une machine, française, imprime, date, numérote, perfore, coupe le papier gommé. Après contrôle de sortie, mise sous bande visée, les feuilles de timbres, en boîtes cartonnées, sont acheminées en sacs postaux plombés.
Mots clés :
Processus de fabrication, Gravure, Imprimerie, Atelier, Machine-outil, Métier d'art, PTT - Postes, Télégraphes et Téléphones, Timbre-poste