Gazelles, antilopes, lions, phacochères, chacals, hyènes, serpents, scorpions et moustiques constituent la faune de la brousse soudanaise. Les points d'eau sont déterminants dans l'emplacement des villages. Le pilage et le battage du mil au son des tam-tams y rythment les journées. Un barrage, pour élever le niveau du fleuve Niger et y remettre en eau les effluents asséchés, a été entrepris. Pour ce faire, des topographes ont relevé courbes de niveau et possibilités d'irrigation. Chantier de brousse sans routes ni chemins de fer, les matériaux, ciment et fer, sont acheminés par pirogues et un port est aménagé. Des étendues de brousse sont défrichées, baobabs et termitières compris. Des scrapers râclent le terrain pour une digue. Quatorze travées de trente-cinq hausses mobiles chacune vont retenir l'eau. Elles sont manoeuvrées par des chariots à bras articulé. Postés en haut d'une échelle à poissons, des silures. Un canal adducteur amène l'eau vers deux vannes-écluses, pour grandes péniches, principales. Une voie de chemin de fer traverse le barrage. La culture du riz exige un planage d'une couche d'eau de dix à vingt-cinq centimètres. Le coton est irrigué plusieurs fois par semaine. Des rizeries, huileries, savonneries, ateliers mécaniques voient le jour. La mortalité infantile est en très net recul.
Mots clés :
Agriculture, Cours d'eau, Irrigation, Barrage, Chantier de construction, Construction (édifice), Plan Marshall, Niger (fleuve), Afrique occidentale
Genre :
Non fiction
Technique cinématographique :
Carte et schéma animés