Pendant la Seconde Guerre mondiale, des officiers français, prisonniers dans un Oflag, réalisent un film à l'insu des sentinelles allemandes. La caméra est cachée dans un livre, la pellicule vierge dans des pieds de chaise évidés. Derrière les barbelés, la journée des prisonniers commence par un petit déjeuner fait d'eau chaude, suivi d'une toilette à l'eau froide et de l'appel. Au quotidien, chacun s'occupe grâce au sport, au bricolage et à la lecture, parfois clandestine. En hiver, les baraques sont ensevelies sous la neige. La promiscuité est importante, mais tous partagent les quelques denrées et le peu de chauffage. Au printemps, ils traquent la vermine et cultivent un potager, grâce aux graines venues de France. Des guetteurs sont mis en place car, malgré les fouilles méticuleuses des Allemands, les prisonniers reçoivent les journaux de la Résistance, ainsi que du matériel pour fabriquer de faux papiers et une radio. Certains prisonniers préparent une évasion souterraine. Le soir, les officiers organisent des spectacles, où des hommes se déguisent en femme. En 1944, les ondes de la radio clandestine annoncent la libération de Paris. En avril 1945, les Allemands évacuent le camp. Les prisonniers, sous-alimentés et malades, accomplissent le chemin du retour, croisant le regard des captifs de demain. Dans la rue, les GI contrôlent les papiers des Allemands.
Mots clés :
Autriche, Guerre 1939-1945, Prisonnier de guerre, Résistance (1940-1945), Témoignage mémoriel, Camp de prisonniers, Captivité, Clandestinité
Genre :
Documentaire
Lieu(x) de tournage :
Edelbach, Wurtzbourg, Hayange
Studio d'enregistrement :
Studio Emac (Paris)
Note générale
CNC : Film tourné clandestinement en 8 mm par un groupe d'officiers français prisonniers à l'Oflag XVII A. Gonflé en 16 mm après la guerre et diffusé pendant trois ans parmi les associations de prisonniers. La version muette en 8 mm est également déposée au CNC.