Issu de la flûte de Pan de l'Antiquité, l'orgue devient successivement portatif puis positif, avant d'être intégré dans les grandes orgues, dont Aristide Cavaillé-Coll et le XIXe siècle livreront les fleurons. Un alliage d'étain et de plomb est réalisé dans un bac à fente inférieure, puis une feuille de métal sans défaut est recueillie sur une toile ignifugée. Un rectangle taillé, raboté et moulé sur un mandrin donne le corps du tuyau, un pied conique est réalisé séparément. Une plaque de séparation, le biseau, canalise l'air. Une bouche avec volets latéraux est ouverte après assemblage. Un jeu étalon, appelé prestant, permet l'harmonisation du tuyau, qui peut aussi être en bois ou à anche. Des soufflets, des porte-vent qui aboutissent dans un sommier, les soupapes, actionnées à partir des touches de la console, et les registres, à partir de boutons, modifient respectivement la note et le timbre. Les tuyaux sont classés par jeux, ou ensembles harmoniques, et le pédalier permet d'accéder à différents jeux de soutien. De nombreuses villes françaises possèdent des orgues aux buffets artistement travaillés. Au palais de Chaillot, la dernière nouveauté technique permet la mise en oeuvre de l'instrument. Marcel Dupré, titulaire de l'orgue de St-Sulpice, y interprète un extrait de la Toccata en ré de Bach.
Mots clés :
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Genre :
Documentaire
Lieu(x) de tournage :
Paris
Laboratoire :
LTC - Laboratoires de Tirage Cinématographique
Note générale
CNC : Une brève séquence située à la fin du film présente différents instruments visibles dans les villes suivantes : Perpignan, La Ferté-Bernard, Rouen, Chartres, La Flèche, L'Isle-sur-la-Sorgue, Uzès, Le Puy, Albi et Versailles.