En 1946, les nombreux orphelins de guerre se retrouvent livrés à eux-mêmes. C'est le cas de Renée et François, dont les parents sont morts en déportation, qui survivent en chantant dans la rue. Menés au commissariat par un gendarme, ils y subissent une visite médicale et toutes les formalités administratives. Un camion les mène de Paris à Sèvres, où une maison de l'Entraide française les accueille. La vie y est organisée en république autonome, les aînés s'occupant des plus jeunes, et on y développe le sens citoyen de l'enfant. François, réfractaire à l'enfermement, songe un instant à partir, mais l'enthousiasme avec lequel sa soeur dirige la chorale le fait renoncer. Ecole fondée sur le plaisir, on s'attache à y déceler et y perfectionner les centres d'intérêt de chacun. La classe des grands accueille une Américaine venue témoigner sur son pays. Un spectacle de danses est organisé en son honneur dans une clairière proche. L'invitée constate le bien-être retrouvé grâce à cette méthode d'éducation.
Mots clés :
Orphelin, Education, Enfance, Après-guerre (1946-1955), Orphelinat