L'Afrique Equatoriale Française s'étend sur 3000 kilomètres du Nord au Sud, du Sahara à l'Equateur. Ce vaste territoire pâtit d'un manque de voies de communication, obérant son avenir économique. Il comprend deux grands fleuves, le Congo et l'Oubangui dont les cours sont obstrués par des rapides. Des travaux permettront en 1958 d'assurer le trafic fluvial de Bangui à Brazzaville. Les voies ferrées et les lignes aériennes sont développées. Deux barrages hydroélectriques fournissent les grandes villes en électricité. Des gisements de pétrole, de charbon et de fer ont été découverts. Un barrage sur le Niagi alimentera en énergie le futur port de Pointe Noire consacré à l'exportation de matières premières (manganèse, silicium, cellulose). Le barrage permettra aussi l'irrigation de vastes étendues agricoles avec la culture de l'arachide et de la canne à sucre. Une sucrerie pourra alimenter l'ensemble de l'AEF. Des cultures de fruits (banane) et agrumes (mandarine) seront développées. De grandes plantations de palmiers à huile et d'hévéa sont en cours ainsi que d'autres consacrées au cacao et au café. Au Nord, les paysans exploitent le coton. Une vaste étendue permettra une exploitation mécanisée. Enfin, la savane est propice à l'élevage. De grandes propriétés enverront de la viande dans tout le territoire. A Brazzaville, l'architecture moderne est le reflet des perspectives économiques de l'AEF.
Mots clés :
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Genre :
Non fiction
Lieu(x) de tournage :
Congo, Gabon, Tchad, République centrafricaine