Dans les années 1950 de l'après-guerre, la poésie du champ retourné par le soc et le geste auguste du semeur, célébrés par les peintres, subissent une profonde mutation. L'heure est venue d'adopter les commodités de la charrue à vis, l'efficacité d'un nouveau système d'épandage. Guerre, pillage, bombes, mines, incendies, sécheresse, gel, grêle ont dévasté la terre et les fermes françaises. L'aide américaine va secourir les caisses de crédit agricole, insuffisantes : des tracteurs, machines agricoles et matériaux d'équipement, des engrais et semences, des graines de maïs hybride, à grand rendement, du soufre pour céréales, du sulfate de cuivre, pour vignoble et vergers. La moissonneuse coupe, bat le blé, le met en sacs, ramassés par une grue portée. Les coopératives permettent l'achat de machines modernes pour la petite exploitation. Engrangé en silos, le blé reste intact jusqu'à la farine, et est transporté par voie d'eau, d'où la proximité des grands moulins. Une machine à couper la luzerne la hache, l'aspire pour le futur fourrage. Le cheptel, très réduit jusqu'alors, est reconstitué : vaches, chevaux, moutons, porcs. Le lait nécessite hygiène du transport, appareils de pasteurisation, mise en bouteilles cachetées, pour les magasins de détail, dispensaires, hôpitaux, crèches, pouponnières. Les fruits, exportés, impliquent produits de pulvérisation, qualité des emballages et bonnes conditions de transport. Les péniches acheminent les denrées de bonne conservation : vin, huile, grain.
Mots clés :
Progrès technique, Agriculture, Elevage, Après-guerre (1946-1955), Mécanisation, Plan Marshall, Equipement agricole, Coopérative agricole, Modernisation agricole
Genre :
Non fiction
Lieu(x) de tournage :
Paris, Moissac
Studio d'enregistrement :
Studios Marignan (Paris)
Laboratoire :
LTC - Laboratoires de Tirage Cinématographique
Note générale
CNC : Film réalisé dans le cadre du plan Marshall.